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Le Mans. Les Galeries Lafayette devraient changer de mains... |
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Les Galeries Lafayette du Mans © Ouest-France
Le magasin de la rue des Minimes au Mans (Sarthe) devrait passer sous franchise début 2022. Le groupe céderait les murs à la Société des grands magasins (SGM). Une nouvelle directrice est aussi arrivée en juin 2021.
Les Galeries Lafayette du Mans (Sarthe), rue des Minimes, se placent sous le signe du changement en cette rentrée 2021. Le groupe vient d’annoncer que, d’ici début 2022, il voulait faire passer sous franchise onze de ses magasins en France. Parmi eux, Angers, Orléans, Limoges, Reims, Dijon mais aussi Le Mans devraient être affiliés à la Société des grands magasins (SGM). Une entreprise familiale basée à Lyon, spécialisée dans le grand commerce de centre-ville et qui détient, et exploite, une dizaine de centres commerciaux en France.
Pour le président de la SGM, Frédéric Merlin, il s’agit « d’une opportunité patrimoniale rare, qui ancrera le groupe comme un acteur engagé du commerce de centre-ville en France. Ces sept magasins, tous de grande qualité architecturale, étant situés en cœur de villes ». Cette opération n’aurait pas d’impact sur l’emploi, souligne l’entreprise.

Patricia Le Faucheur. DR
Au magasin du Mans, toute l’équipe est au taquet pour la rentrée scolaire. En première ligne, sa nouvelle directrice, Patricia Le Faucheur, 49 ans, est arrivée en juin. Elle remplace Jérôme Bergon, nommé aux Galeries Lafayette de Reims.
La nouvelle dirigeante, Lorientaise d’origine, occupait encore il y a peu le poste de responsable commerciale et de directrice adjointe aux Galeries Lafayette de Tours. « J’étais déjà venue au Mans en voisine, mais j’avoue que je ne connaissais la ville pas plus que cela. »
Pas d’inquiétude
Mercredi 25 août 2021, jour de l’annonce nationale de l’intention du groupe de franchiser certains de ses commerces, « en cédant les murs », tous les responsables de magasin ont diffusé, en même temps, l’information à leurs salariés. Au Mans, Patricia Le Faucheur a fait de même.
« L’équipe, composée de 45 CDI Galerie Lafayette et de 22 salariés appartenant aux autres marques, n’est pas inquiète, il me semble. Je ne le suis pas non plus. D’abord, toutes les conditions de ce projet d’affiliation ne sont pas négociées. Mais dans cette hypothèse, cela se fera tout en sauvegardant l’emploi, comme le veut la loi. Et de l’argent sera injecté dans nos magasins pour les redynamiser. Ce que le groupe n’a plus les moyens de faire. »
Une équipe en confiance, donc. Et des clients qui n’y verront que du feu si la franchise se conclut. « Il n’y aura pas de changement pour eux. Les mêmes marques seront présentes en magasin. Et le nom ne changera pas », assure Patricia Le Faucheur.