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Le Mans. Joseph Weismann appelle à « ne pas accepter l’inacceptable »... |
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Joseph Weismann a témoigné avec émotion lors de la cérémonie. © Le Maine Libre – Clément SZCZUCZYNSKI
Joseph Weismann, survivant de la Rafle du Vél d’Hiv, a une nouvelle fois longuement témoigné, ce dimanche 19 juillet 2020, lors de la cérémonie dédiée à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux Juste de France.
Dimanche 19 juillet 2020, la cérémonie dédiée à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux Juste de France s’est déroulée face à un public restreint.
Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État Français et d'hommage aux « Justes » de France pic.twitter.com/wks4eHregG
— Département de la Sarthe (@sarthefr) July 19, 2020
Joseph Weismann, survivant de la Rafle du Vél d’Hiv et dont l’histoire a inspiré le film « La Rafle », a de nouveau raconté son histoire et celles des victimes du nazisme.
Celui qui avait 11 ans lorsqu’il s’est échappé du camp de Beaune-la-Rolande a encore des sanglots dans la voix lorsqu’il évoque des scènes insupportables, insoutenables
de séparations des enfants de leurs parents et grands-parents. Le Sarthois raconte l’asphyxie
, l’agonie
, les fours crématoires
et les amas de cadavres
.
« Qui tue le plus ? Le virus ou la haine de l’autre ? »
En cette actualité chargée et monopolisée par le Covid-19
, il demande qui tue le plus ? Le virus ou la haine de l’autre ?
. Joseph Weismann, aperçu dans les manifestations mancelles du mouvement « Black lives matter » de lutte contre les violences policières et le racisme, se lance dans une énumération : le génocide arménien
, le génocide des Tutsis au Rwanda
, la situation en Syrie
. Tout cela se déroule dans l’indifférence totale. Il ne faut pas accepter inacceptable
, lance comme un appel ce dernier.