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Le Mans. Abbatiale et dortoir dans les sons du festival de l’Épau... |
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Marianne Gaussiat. © Yannick Perrin
Marianne Gaussiat, directrice artistique du festival, présente la 37e édition. Des têtes d’affiche, des jeunes talents, des musiciens sarthois occupent l’abbaye jusqu’au 28 mai.
Elle en a concocté la programmation, pour la septième fois. Marianne Gaussiat, directrice artistique du festival de l’Épau, connaît bien les lieux et les artistes. Ce sont les premiers, l’abbatiale, le dortoir aux Moines qui continuent à l’inspirer pour inviter tel musicien, tel répertoire. À l’origine, le festival était consacré à la musique sacrée et dans l’abbatiale uniquement.
Dans ce fabuleux dortoir, lieu de silence qui accueillait, il y a seulement deux semaines, une légende du jazz Archie Shepp, Marianne Gaussiat a imaginé qu’il serait plus adapté à la musique de chambre. La voix restant dans l’abbatiale, à une exception près : jeudi 23 mai, l’orchestre des Champs-Elysées dirigé par Louis Langrée, jouera dans cette immense salle des œuvres de Ravel, Shéhérazade, Ma Mère l’Oye La Valse. Plus de quatre-vingts musiciens forment cet ensemble qui se produit très rarement (six dates cette année). « Nous n’avions jamais programmé un aussi grand orchestre »
, rappelle Marianne Gaussiat. À cette occasion, pour des raisons acoustiques, le public entourera l’orchestre. Il sera particulièrement proche des musiciens.
Opéra, opérette
Autre fierté de Marianne Gaussiat, avoir invité le violoncelliste Gautier Capuçon en duo avec le pianiste Jérôme Ducros pour des pièces de Schumann, Mendelssohn et Rachmaninov, mercredi 22 mai. Cette trente-septième édition est marquée par la présence du trio Wanderer, un ensemble qui fête ses trente ans de carrière et qui jouera toute la journée du 24 mai.
La jeune soprane Clémentine Decouture fera honneur à l’opérette et à Offenbach, en chantant divers extraits, samedi 25 mai. Bertrand Chamayou, célèbre pianiste, se produira lundi 27 mai, y compris en after avec Yaron Herman, jeune pianiste de jazz israélien. Enfin les amateurs d’opéra auront le plaisir d’écouter le ténor Julien Behr au côté du très réputé orchestre de l’Opéra de Lyon, mardi 28 mai.
Quant aux musiciens de Sarthe, Marianne Gaussiat tient à souligner que « ce festival a été créé pour les Sarthois, financé par des Sarthois. Il est donc normal d’inviter des musiciens comme ceux de l’ensemble Offrandes »
. Et d’offrir une scène aux chœurs de Sarthe (150 choristes des chorales Chant’Ecomm, Melopée, Choral’in, Les polysons, la chorale éphémère de l’OBB et les Sans-Noms-Cent notes, le chœur d’enfants de l’école de musique de l’Orée de Bercé-Belinois, l’orchestre d’harmonie du Belinois et les solistes des classes de chant des écoles de musique belinoises et du sud-est du pays Manceau), dimanche 26 mai, pour Dogora, une œuvre d’Etienne Perruchon.
Du 21 au 28 mai, festival de l’Epau à l’abbaye de l’Épau, à partir de 19 h 30. Concerts le midi, à 12 h 30, salle Caillaux (Hôtel du Département), du mercredi 22 au vendredi 24 mai, lundi 27 et mardi 28 mai.
À la date du 21 mai, un seul concert affiche complet : Gautier Capuçon et Jérôme Ducros mercredi 22 mai, à 20 h 30. Mais il est toujours possible de se rendre sur place, des billets étant remis en vente lors de désistements.