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Le Mans. À la Setram, FO appelle à son tour à la grève... |
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Les revendications de FO portent notamment sur le calcul des temps de parcours, le nombre d’arrêts maladie et de démissions, « la surcharge de travail et le sous-effectif » ou encore « la sécurité ». © Le Maine Libre – Yvon LOUÉ
Au Mans et dans l’agglomération, le trafic des bus et tramways de la Setram était déjà perturbé régulièrement depuis le 30 juin 2022 par la grève de la CFDT. C’est maintenant FO qui annonce une journée de grève le 30 septembre 2022. Par ailleurs, la Setram réduit les cadences de certains bus pendant deux semaines à cause du sous-effectif.
À la Setram, Force ouvrière appelle à la grève le vendredi 30 septembre 2022 en avançant dix griefs. Ils portent notamment sur les temps de parcours, le nombre de salariés en arrêt maladie (12 à 14 % en ce moment contre 5 à 6 % en temps normal
selon le délégué syndical FO Bruno Peltier), le mode managérial
, le nombre des démissions sans précédent
, la surcharge de travail et le sous-effectif
, le recours à la sous-traitance
ou encore la sécurité
.
Depuis le 30 juin 2022, la CFDT de la Setram a déjà lancé une grève perlée (tous les samedis et aléatoirement en semaine) qui entraîne des suppressions de lignes ou des perturbations de trafic. Les revendications sont proches, puisqu’elles ont trait au calcul des temps de parcours, au nombre croissant d’arrêts maladie et au sous-effectif
, précise Sabri Ayari, délégué syndical CFDT. Selon lui, les négociations avec la direction n’aboutissent à aucune avancée.
Manque de personnel
Par ailleurs, depuis ce lundi 12 septembre 2022 et pour deux semaines, la Setram réduit le passage des bus sur sept lignes (T3, 4, 5, 6, 11, 14, 17) en raison d’un manque de personnel
, indique-t-elle, sans préciser le nombre de conducteurs manquant. Ce sous-effectif est dû à l’augmentation des arrêts longue maladie et des démissions, aux départs à la retraite et aux difficultés de recrutement, selon Jérôme Mazuay, directeur marketing et développement des mobilités pour la Setram. On n’a malheureusement pas d’autre choix
, déplore-t-il, en ajoutant que dans d’autres métropoles, des réseaux de transports ont dès cet été, adapté leur offre, certains jusqu’à la Toussaint ou même Noël. C’est un métier qui a des contraintes : travailler tôt le matin, tard le soir, le week-end…
Cela dit, la Setram pense atteindre l’objectif de 40 à 60 embauches en 2022 ».