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Le Luart. Ils découvrent l’art du plessage... |
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Les élèves de CM1 et CM2 ont découvert, avec Franck Viel, l’art du plessage en construisant une cabane à l’espace des Deux-Chênes. © Le Maine Libre
 Innovante », « enrichissante », « instructiveÂ
, tels sont les adjectifs qui ont qualifié cette animation autour du plessage organisée au Luart en faveur des écoliers de CM1 et CM2, jeudi 12 mars avec leur institutrice Marie Detrain.
Le plessage, pour des enfants de 10 ans à peine, est un mot qui souvent, n’est pas encore dans leur vocabulaire. C’est en compagnie de Franck Viel, bénévole au sein de l’association Passages ainsi que Roger, 97 ans, ancien bûcheron, et toujours alerte, qu’ils ont découvert ce savoir-faire ancestral.
 Dans le temps, quand la mécanisation agricole n’existait pas, toutes les haies disposées le long des berges, ou divisant des parcelles dans les champs étaient réalisées par les paysans, en utilisant du bois souple, comme du saule osier, du châtaignier, des arbres vivants qui, chaque année, grandissaient »,
explique Franck Viel, un brin de saule d’osier dans les mains.
Une cabane avec des brins d’osier
Avec la modernisation agricole dès les années 50, ces haies ont disparu laissant, place à des paysages uniformes. Pourtant les haies avaient leurs fonctions, un abri pour la faune, une protection des cultures contre vents et pluies.  On y revient doucementÂ
, lance le plesseur confirmé, regard confiant sur les enfants attentifs. Et de leur expliquer :  aujourd’hui, nous allons construire une cabane juste avec des brins d’osier, d’abord on choisit les brins les plus longs, on entaille à la base et à l’oblique, puis on les enfonce de 20 cm environ dans la terre, ainsi cela va faire des racines et l’arbre continuer à vivre, et votre cabane aura bientôt des feuillesÂ
, précise l’animateur.