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Le Festival de Sablé continue de séduire... |
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La soirée de clôture de cette nouvelle édition du Festival baroque a été fortement appréciée par le public. © Ouest-France
La 41e édition du Festival de Sablé a pris fin, samedi 24 août, après cinq journées marquées par des conférences, des ateliers novateurs, et le lancement du festival off. Le bilan est très positif.
Ce sont quarante musiciens et chanteurs qui ont clôturé la 41e édition du Festival de Sablé, samedi 24 août, au centre culturel de Sablé-sur-Sarthe, avec les Splendeurs mexicaines.
L’ensemble La Chimera, dirigé par Eduardo Egüez, était entouré pour l’occasion des instrumentistes des Sacqueboutiers de Toulouse ainsi que du Chœur de chambre de Pampelune. Le concert a conquis le public, à en croire les trois rappels qui ont conclu la soirée.
Une fréquentation au beau fixe
À l’image de ce concert de clôture, la totalité du Festival de Sablé a enchanté le public, venu très nombreux puisque 6 108 entrées ont été enregistrées pour cette édition 2019. Un chiffre stable comparé aux années précédentes, 6 179 spectateurs s’étaient déplacés en 2017.
L’année dernière, à l’occasion du 40e anniversaire, le festival avait enregistré un record, avec 7 065 entrées. « Il s’agissait d’une édition un peu particulière, exceptionnelle dans sa durée »
, tempère Alice Orange, la conseillère artistique du Festival de Sablé.
Fidèle à lui-même, le festival sabolien a encore proposé un programme très riche. « Nous avons réussi à maintenir l’équilibre entre des grandes formes musicales et des choses plus pointues, et plus exigeantes »
, explique Alice Orange.
Cette 41e édition a été marquée par plusieurs temps forts, notamment le concert phare de Nathalie Stutzmann à l’église Notre-Dame de Sablé, mercredi soir, ou encore La Passion selon saint Jean, interprété par l’ensemble Le Banquet céleste, à l’église Saint-Louis du Prytanée de La Flèche (Sarthe).
De nouvelles propositions ont également parsemé le programme 2019, notamment un concert dédié spécialement au jeune public, Louis XIV et ses arts, de la compagnie Beaux-Champs. Des massages sonores étaient également proposés pendant deux jours, pour une expérience acoustique hors du commun.
Carton plein pour le off
Mais le grand succès de cette édition reste incontestablement le lancement du festival off, qui a dépassé toutes les attentes. « Ce premier off restera dans les mémoires. Nous avons été vraiment surpris par la fréquentation. La jauge complète a été atteinte presque à chaque fois »
, s’enthousiasme Alice Orange.
« Nous souhaitions toucher un public plus familial. Grâce au off, les parents n’ont pas hésité à emmener leurs enfants assister aux concerts »
, renchérit Jean Distel, président de L’Entracte.
Le festival off a mis en avant de très jeunes ensembles, à l’inventivité débordante. « Cela donne une autre image du baroque, moins poussiéreuse, une image qui attire davantage un certain public »
, présume Jean Distel.
Ces rencontres très « simples, chaleureuses et conviviales »
connaîtront une seconde édition l’année prochaine. « Nous souhaitons une longue vie au festival off, qu’il se développe et prenne tout son essor »
, espère Alice Orange.