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Le Festival de l’Épau mêle stars et jeunes talents de la musique classique... |
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Violoncelliste de formation, Marianne Gaussiat est la programmatrice du festival depuis dix ans. © Ouest-France
À l’abbaye de l’Épau, le festival classique sarthois, avec sa programmation exigeante et diversifiée, s’installe dans la durée avec l’ambition d’élargir son public.
« Après deux ans de silence forcé, le conseil départemental de la Sarthe a senti le vide culturel que cela représentait et a conforté son engagement pour les années à venir, se félicite Marianne Gaussiat, programmatrice du festival de l’Épau. C’est la première fois que l’on arrive à travailler avec quatre ans d’avance et que la pérennité du festival est aussi claire. »
Nouvelle étape plus que nouveau départ, la 38e édition est fidèle à l’âme de ce festival classique qui se veut exigeant sans être élitiste. « L’ambition est de séduire un public plus large en lui ouvrant la porte sur la richesse et la diversité d’un répertoire classique souvent issu de la musique populaire. »
Une démocratisation conçue avec des concerts gratuits, des tarifs attractifs et un souci de mettre en lumière les jeunes musiciens sarthois dans des apéros concerts. Avec comme atout et spécificité l’écrin idéal de l’abbaye royale de l’Épau (depuis 1982...) pour interpréter et écouter de la musique classique.
Gagner en clarté
« Nous avons travaillé avec un acousticien pour que le son de l’abbatiale gagne en clarté, notamment pour les œuvres symphoniques. Le nouvel amphithéâtre rapprochera les spectateurs des artistes », précise Marianne Gaussiat.

L’abbatiale a bénéficié de travaux acoustiques pour le 38e festival de l’Épau. Éric Fernandez
Dans le choix des artistes et des œuvres, la conseillère artistique, également violoncelliste, dose la présence de stars, de grands interprètes et de jeunes talents, de formations de musique de chambre et de grands orchestres.
La soprano Patricia Petibon, jamais venue à l’Épau, sera en concert avec Nouveau Monde, son nouveau spectacle. Le contre-ténor Philippe Jaroussky dirigera du Haendel.
Le pianiste Thomas Enhco fera miroiter Bach avec la marimbiste Vassilena Serafimova. Le violoniste Renaud Capuçon jouera un Sextuor de Brahms avec cinq jeunes musiciens, dont la violoniste Manon Galy, révélation soliste instrumental aux dernières Victoires de la musique classique. Ici, on parie sur l’avenir et on cale déjà la programmation de la 40e édition de 2024...
Du 16 au 24 mai, abbaye de l’Épau à Yvré-l’Évêque et au Mans.