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Le comité de loisirs d’Auvers-le-Hamon appelle à l’aide pour sauver les manifestations du village... |
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Le vide-greniers du 1er mai à Auvers-le-Hamon, ici l’édition 2023, fait partie des événements phares organisés par le comité des fêtes. © Archives Ouest-France
L’ensemble du bureau du comité de loisirs d’Auvers-le-Hamon est annoncé démissionnaire, à quelques jours de l’assemblée générale. Sa présidente souhaite passer la main mais il n’y a pas de candidat pour reprendre. Ce manque met en péril les manifestations organisées chaque année dans le village voisin de Sablé-sur-Sarthe.
D’abord en préambule du conseil municipal, lundi soir, puis en ligne, mercredi, sur la page Facebook de la mairie : le comité de loisirs d’Auvers-le-Hamon a fait passer un message d’alerte aux habitants. « Le bureau actuel est démissionnaire dans sa totalité. Aujourd’hui, la continuité du comité de loisirs semble compromise, n’ayant à ce jour personne pour reprendre l’association, ce qui est la responsabilité de chacun au service de tous », peut-on y lire.
Mais que se passe-t-il donc ? Qu’est ce qui a poussé le bureau à démissionner dans sa globalité ? Le comité de loisirs d’Auvers-le-Hamon compte 35 membres. En 2024, il a encore multiplié les manifestations dans le village de près de 1 500 habitants : le traditionnel vide-greniers du 1er mai, le repas champêtre du 14 Juillet ou encore les animations pour le marché de Noël et le Téléthon. Il est plein de vie avec des membres âgés 21 à 75 ans. En 2023, avec un nouveau bureau, il était d’ailleurs reparti sur de bonnes bases après un moment d’incertitude.
« Cela fait peur de s’engager »
« Franchement, c’est super. Il y a une équipe de bénévoles géniale », explique Anita Delommeau, sa présidente. Alors, qu’est-ce qui cloche ? « La problématique est ailleurs. Personne ne souhaite s’investir dans le bureau pour prendre des responsabilités. Quelque part, cela fait peur de s’engager », pointe-t-elle.
En somme, il y a des bons ouvriers mais cela manque de cadres. Au grand dam d’Anita Delommeau, qui souhaite passer la main. « Cela fait maintenant cinq ans que je suis à la présidence, souligne-t-elle. Ce n’est pas simple avec toutes les contraintes qui peuvent exister lorsque l’on veut organiser un événement : les arrêtés municipaux, les échanges avec la préfecture. Un vide-greniers, cela ne se prépare pas d’un claquement de doigts. Pour un président, s’il n’arrive rien, c’est tant mieux mais il y a l’obligation d’être dans les clous dans un environnement de plus en plus procédurier. C’est également très chronophage. Dans ce contexte, la prise de responsabilité est compliquée. »
Ce poids des responsabilités rebute bon nombre des bénévoles du comité de loisirs, jusqu’à mettre en péril son fonctionnement désormais. « Ces derniers temps, il n’y avait plus que moi et le trésorier pour diriger le comité de loisirs. C’est devenu très compliqué », avoue Anita Delommeau, qui veut se mettre en retrait tout en continuant au sein de l’association. « Il n’est pas question pour moi de me retirer définitivement, je resterai présente. Nous sommes tout sauf une association qui s’essouffle, mais il faut trouver des dirigeants. »
Le comité de loisirs veut « éveiller les consciences. Faire comprendre aux Auversois qu’ils sont tous concernés. C’est facile de se reposer sur les autres, il n’y a pas de risques », pointe Anita Delommeau.
L’assemblée générale du comité de loisirs est fixée au mardi 11 février 2025, à 20 h, à la salle des associations derrière la mairie. « Faut-il mettre en place une présidence collégiale ? La question mérite d’être posée si cela suscite des vocations et permet de résoudre notre souci. Il suffira de modifier nos statuts. On ne s’interdit rien », indique la présidente.
Anita Delommeau veut croire à un sursaut. « Je ne m’avoue pas vaincue, lâche-t-elle. La disparition du comité de loisirs, c’est quelque chose d’inconcevable. » Cela serait un gros coup dur pour le village voisin de Sablé-sur-Sarthe, après la fermeture de la pharmacie et du salon de coiffure en fin d’année 2024.