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La Flèche. Le boucher-chevalin perpétue la tradition familiale... |
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Les clients n’hésitent pas à venir de loin pour s’approvisionner auprès de la boucherie chevaline de Sylvie et Franck Albert, sur le marché de La Flèche. © Ouest-France
Derrière l’étal. Chaque mercredi de l’été, ces commerçant(e)s font battre le cœur du marché de La Flèche. Aujourd’hui, le boucher chevalin Franck Albert.
Franck Albert vend de la viande de cheval depuis trente-cinq ans à La Flèche. Jamais de bœuf. C’est justement pour cette raison que, chaque mercredi, la file d’attente s’allonge devant sa boucherie chevaline sur le marché.
Des clients qui viennent de loin
Sa spécialité, de plus en plus rare, fait venir les clients de loin. Lesquels ne rechignent pas à patienter un peu avant de choisir leurs morceaux de viande. Je viens exprès de Durtal le mercredi. Des bouchers chevalins, ça se compte sur le doigt d’une main dans le secteur et je ne suis jamais déçue
, témoigne cette fidèle cliente.
Disons que les gens viennent de 60 km aux alentours
, estime Franck Albert, dont les cinq marchés – Bourgueil le mardi, La Flèche le mercredi, Angers les jeudi et samedi, Noyant le vendredi – suffisent à bien faire tourner la boutique. J’ai environ 700 à 800 clients par semaine, sur 22 heures de vente
, calcule-t-il.
Une clientèle pas seulement grisonnante. Elle se renouvelle
, assure Sylvie Albert, qui bossait autrefois pour un primeur du marché… Avant d’enfiler le tablier avec son mari.
Bouchers de père en fils
Franck Albert, lui, ne s’est jamais écarté de sa destinée, tracée par son père, boucher chevalin, et suivie par son frère également. « Mon père m’avait acheté un petit bout de camion pour démarrer », se souvient-il. Aujourd’hui, son affaire marche et sa présence compte dans la réputation du marché fléchois.