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La Flèche. Jean-François Bouvier est décédé... |
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Il avait consacré sa vie à l’exploitation de salles de cinéma. © Archives Le Maine Libre
L’ancien directeur du cinéma Le Kid est mort. Avec lui disparaît une figure emblématique du monde cinématographique fléchois.
Jean-François Bouvier s’est éteint à l’âge de 72 ans le 7 avril 2020. La maladie contre laquelle il se battait depuis plusieurs années a fini par l’emporter.
À La Flèche, le nom de Bouvier est intimement lié au 7e art. J’ai toujours vécu dans le milieu du cinéma
, confiait Jean-François en décembre 2015 alors qu’il prenait sa retraite. La saga familiale avait été lancée par son père, Lucien, qui avait repris Le Palace en 1948. Deux de ses fils – Daniel et Jean-François – lui avaient succédé à la tête de la salle de cinéma de la Grande Rue en 1977. Et en juin 1982, le duo rachetait le Studio Eden, l’autre cinéma fléchois installé rue Saint-Jacques qui est devenu Le Kid en 1984.
Jean-François Bouvier en a assumé la direction – tout en étant programmateur – de 1987 à 2015.Je m’étais déjà occupé de divers cinémas avant »,
narrait-il en 2015.
Le cinéma, c’était sa vie
souligne Jean-François Joly qui lui a succédé à la direction du Kid, il était passionné par le 7e art et par son métier. Pour plusieurs générations, il représente le cinéma à La Flèche
. La passation de pouvoir entre les deux hommes s’était faite en bonne intelligence. Jean-François nous a accompagnés et nous a soutenus. Après 2015, il était dans l’ombre mais restait impliqué.
Sa disparition me touche beaucoup et toute l’équipe est triste
.
Jean-François Joly gardera le souvenir de quelqu’un de gentil et de bienveillant. Il était exigeant mais jamais désagréable
.
Gérard Lair a côtoyé professionnellement Jean-François Bouvier pendant 35 ans. Il m’avait formé comme projectionniste dans les années 80 au Palace. C’était quelqu’un de très bien, sur le plan professionnel et à tout niveau. En 35 ans, on ne s’est jamais engueulé une seule fois
.
La retraite n’avait en rien émoussé l’intérêt de Jean-François Bouvier pour l’actualité des salles obscures. Il était toujours au fait des films qui sortaient et de ce qui allait sortir
dit Jean-François Joly. Et la construction du complexe de la place Henri-IV avait son assentiment. Il attendait l’ouverture avec impatience
confie Gérard Lair.
Épidémie de Covid-19 oblige, les obsèques de Jean-François Bouvier seront célébrées dans la stricte intimité familiale.