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La Flèche. Chapiteau et travaux : les commerçants en colère

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photo la flèche. chapiteau et travaux : les commerçants en colère

La conjonction de plusieurs phénomènes a sérieusement engorgé le centre-ville de La Flèche dans la matinée du mercredi 9 octobre 2019. Les commerçants ont manifesté leur mécontentement. La mairie reconnaît qu’il y a eu « une boulette ».

Une belle pagaille régnait dans l’hyper-centre de La Flèche mercredi matin. En cause : un cocktail chapiteau-marché-travaux. Le chapiteau en question est celui que le Carroi a fait installer sur la place de la Libération pour y accueillir des spectacles cette semaine. La présence du barnum condamne la circulation et le stationnement sur la place. Du coup, le marché non alimentaire a été délocalisé sur le boulevard Latouche, qui était bien sûr fermé pour l’occasion. Les véhicules en transit ont été déviés par le boulevard de la République et la rocade sud.

Zizanie rue Carnot

C’est pour le trafic intra-muros que la situation a tourné au vinaigre. De nombreux automobilistes qui souhaitaient rallier le centre-ville ont été pris dans une nasse à l’intersection de la rue du Parc et de la rue Carnot. Ceux qui souhaitaient quitter le cœur de ville par l’étroite rue Saint-Jacques (la rue des Fossés était fermée) ont dû faire face au flot de véhicules qui empruntait le même axe pour aller vers le centre. Et ceux qui ont piqué à gauche en direction de la place Lazare-de-Baïf se sont retrouvés dans une rue saturée. La cerise sur le gâteau a été dégustée par ceux qui, bravant le panneau « Route barrée », ont poursuivi en direction de la place Henri-IV via la rue Saint-Thomas. Ladite rue étant en partie fermée en raison du chantier du cinéma, ils pensaient trouver leur salut en bifurquant rue Fouquet-de-La-Varenne. Hélas, cette échappatoire n’était pas praticable : la rue est fermée pour travaux. Les demi-tours effectués en pleine voie pour se sortir du guêpier n’ont fait qu’aggraver une situation déjà compliquée. L’atmosphère était orageuse dans les voitures. « Je dois aller chercher mes enfants à l’école Descartes, je fais comment, tout est barré ! » pestait une conductrice prise en flagrant délit de contresens rue Carnot. « Quel merdier ! » ajoutait un cycliste.

Coup de sang des commerçants

Si l’énervement était de mise dans les habitables, dans les boutiques du secteur ça fulminait également. Une cinquantaine de commerçants s’est rassemblée mercredi en début d’après-midi pour dire leur colère. Dans leur collimateur, le chapiteau. « Il n’y a pas d’autres lieux pour implanter un chapiteau ? » interroge, amer, l’un d’entre eux. « À chaque fois que la place de la Libération est prise, nos chiffres d’affaires baissent de 30 ou 50 % ! ». Une jeune femme confirme : « Pas un client ne s’est déplacé à mon agence aujourd’hui ». Autre témoignage : « Ce matin, c’était une vraie galère. On était enclavés ! ». Pour certains, les difficultés ont commencé la veille : « Hier, j’étais à – 70 %, j’aurais dû fermer boutique et rentrer chez moi ». Les professionnels ont également essuyé le mécontentement de leur (rare) clientèle. « Pour faire mourir un centre-ville, il n’y a pas mieux ! C’est un coup de poignard dans le dos ». Un ressentiment décuplé par le fait qu’il n’y a pas eu de concertation en amont.

Cette zizanie, les commerçants du centre-ville ne veulent pas la vivre. « Stop, on ne veut plus que ça se reproduise. Qu’ils laissent du stationnement pour nos clients ».

Mea culpa de la mairie

Ce coup de colère des commerçants, Dominique Davoine le comprend. « Ils n’ont pas forcément tort » admet l’adjoint au maire, qui reconnaît « qu’il y a eu un manque de concertation sur l’arrivée du chapiteau place de la Libération ». L’élu évoque « un concours de circonstances » qui a concouru au blocage de la ville. « On avait en même temps le marché sur la départementale 23 et la fermeture de la rue Fouquet-de-La-Varenne où l’on refait les réseaux d’assainissement ». Dominique Davoine estime qu’il y a eu « une mauvaise organisation » et il fait « amende honorable ».

Le sujet sera évoqué samedi lors d’une entrevue qui aura lieu avec les commerçants et le maire. « Aujourd’hui, il y a eu une boulette. Il faut éviter que ça se renouvelle » conclut le premier adjoint.

 
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