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La Flèche. À l’institut en soins infirmiers : « Nos élèves ont tous du travail à la sortie »... |
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La nouvelle directrice de l’IFSI depuis mai 2021, Florence Collet (à gauche), et Véronique Mautouché (à droite), la coordinatrice de l’institut de formation aide-soignante, le 31 août 2021, à La Flèche. © Ouest-France
Les premiers étudiants de l’IFSI (Institut de formation en soins infirmiers) ont fait leur rentrée lundi 30 août 2021, à La Flèche. La nouvelle directrice, Florence Collet, et Véronique Mautouché, la coordinatrice de l’institut de formation aide-soignante, font le point.
Florence Collet est la nouvelle directrice de l’Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) de La Flèche depuis mai 2021, en raison d’une réorganisation de la direction et du départ de l’ancien directeur, François Alleman. Elle fait le point sur la rentrée 2021-2022 avec Véronique Mautouché, la coordinatrice de l’institut de formation aide-soignante.
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Le directeur de l’année dernière, François Alleman, est parti en cours d’année, pourquoi ?
Florence Collet (FC) : On travaillait jusque-là avec l’institut du Mans. Il y avait un directeur commun pour les deux établissements. Depuis mai 2021, il y a un directeur sur La Flèche à temps plein, en l’occurrence moi.
Quelles sont les nouveautés de cette rentrée 2021-2022 ?
FC : La formation infirmière, qui dure trois ans (niveau licence) n’a presque pas changé. En revanche, la formation aide-soignante a un nouveau programme. Avant, elle s’étendait de septembre à juin, maintenant elle se poursuit jusqu’à fin juillet.
Véronique Mautouché (VM) : En effet, cette formation est revalorisée : elle est désormais au niveau bac. Concrètement, les élèves aides-soignantes auront un meilleur salaire, c’est le résultat du Ségur de la santé. Elles passent à 22 semaines de cours et 22 semaines de stages contre 24 semaines de stage et 17 de cours dans le passé. Des activités qu’elles ne pouvaient pas faire avant comme la glycémie capillaire, le lavage oculaire ou la saturation d’oxygène, leur ont été rajoutées. Elles passent de huit à onze compétences au total.
Avec la crise sanitaire liée au Covid-19, comment ça se passe pour les stages ?
FC : Les étudiants ont l’obligation d’être vaccinés pour aller en stage. On a accueilli ceux en 3e année lundi 30 août, ils sont tous vaccinés. Ils ont pu tous partir en stage le 31.
Comment ont évolué les effectifs ?
FC : On a 40 élèves aides-soignants, comme l’année passée. Sur la formation infirmière, qui dépend de l’université du Maine, on a 54 étudiants qui entrent en première année. Au total, sur les trois promotions, il y a entre 150 et 160 étudiants.
Comment se passe la sélection ?
FC : On a aucune difficulté pour remplir les formations, il y a toujours autant de gens motivés. On doit en refuser. Sur La Flèche, on est à 2 279 vœux pour 54 places. Soit un peu moins que l’année dernière où on était à 1 500. Un chiffre à relativiser. Depuis que l’admission se fait sur la plateforme Parcoursup, les jeunes demandent plusieurs écoles à la fois ce qui grossit les chiffres.
Quel est le profil de vos élèves et étudiants ?
VM : On analyse les profils un peu plus tard mais nous avons plutôt des gens du sud Sarthe et du Maine-et-Loire. Il y a une grosse majorité de filles. On a quelques garçons. Ils ne représentent que 10 % alors que nous en avons aussi besoin. Pourquoi autant de filles et si peu de garçons ? C’est dû aux représentations sociales du métier d’infirmier et d’aide-soignante. C’est culturel et historique.
Comment se passe l’insertion sur le marché du travail ?
VM : Il n’y a pas de chômage chez les aides-soignantes, elles sont très recherchées. Il y en a beaucoup besoin dans la région. Nos élèves ont tous du travail à la sortie, à 100 % et tout de suite. Les maisons de retraite nous appellent tous les jours par exemple. C’est porteur.