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La Flèche va éteindre la lumière plus tôt et plus souvent... |
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L’éclairage public de La Flèche peu avant son extinction à 21 h, le 23 février 2021. © Archives Ouest-France
Ce lundi 26 septembre 2022, les élus du conseil municipal de La Flèche ont pris acte de la décision de la commune de diminuer l’éclairage public. À compter du 1er octobre 2022, les candélabres seront allumés moins longtemps.
C’est avec le double souci de réduire les factures d’électricité de la ville et de poursuivre les efforts vers des habitudes plus écologiques que la ville de La Flèche a décidé de diminuer son éclairage public.
« On a commencé à le faire depuis dix ans et nous allons accentuer cela, souligne Nicolas Chauvin, adjoint au maire en charge de l’urbanisme. L’idée est d’éclairer utile et pas des rues vides. »
Aujourd’hui, la commune est divisée en trois zones avec des règles d’éclairage qui varient de l’une à l’autre. À compter du samedi 1er octobre, ces règles changent avec une division du territoire en deux zones : le centre-ville et la zone extérieure (zones industrielles et artisanales comprises).

Ici en rouge, les candélabres du centre-ville. Tous les éclairages en dehors de cette zone seront soumis aux règles de la zone extérieure. La Flèche
Pour la zone du centre, du dimanche au jeudi, les candélabres seront uniquement allumés de la tombée de la nuit jusqu’à 23 h, puis de 6 h jusqu’au lever du soleil. Les vendredis et samedis, l’allumage sera étendu avec un éclairage complet à partir de la tombée de la nuit, puis seulement d’un candélabre sur deux à partir de 23 h, une extinction totale à 2 h et une reprise à partir de 6 h jusqu’au lever du jour.
Pour la zone extérieure, aucun éclairage n’est prévu du 1er mai au 1er septembre. Le reste de l’année, l’allumage sera programmé de la tombée de la nuit jusqu’à 21 h, puis de 6 h jusqu’au lever du soleil.
Un affinage au cas par cas
« On sera vigilant et on pourra, bien sûr, ajuster tout cela selon les retours qu’on aura des habitants », ajoute la maire, Nadine Grelet-Certenais. Un affinage potentiel qui sera néanmoins limité par le fait que ce sont 80 armoires électriques qui alimentent les 2 800 candélabres de la ville et qu’il pourra donc être techniquement difficile de cibler des zones bien précises à rallumer.
Par ailleurs, le chantier du passage aux ampoules LED se poursuit et dès la fin du mois d’août, la Ville a cessé d’éclairer le château des Carmes, le clocher de l’église Saint-Thomas et le pavillon Fouquet-de-la-Varenne la nuit.
La municipalité espère que ces nouvelles règles occasionneront une baisse de la consommation d’énergie pour l’éclairage public de l’ordre de 10 à 20 %.