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La Ferté-Bernard. À la recherche de l’orchidée... pyramidale... |
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Identification terre à terre par Vincent Bironneau de l’anacamptis pyramidalis ou orchidée des champs… © Le Maine libre
Le 15 mai dernier, à l’orée de l’Espace naturel sensible des Ajeux (ENS), Vincent Bironneau, directeur de la Maison familiale rurale (MFR) des Forges, organisait une balade autour de la beauté floristique de l’orchidée, fût-elle sauvage et donc relativement banale. En effet, c’est dans le terrain vague qui jouxte le parking de l’ENS qu’on la trouve à portée de main, pourvu qu’on ait toutefois l’œil exercé. On n’en dénombre pas moins de dix espèces de taille et de couleurs très différentes ; elles sont essentiellement pollinisées par les insectes et l’espèce dite épiphyte peut pousser dans les arbres, participant ainsi de la biodiversité qu’il faut préserver
, indique le directeur.
Une floraison retardée
L’exercice consistait aussi à comptabiliser les boutons floraux en évitant de les piétiner à tort et à travers dans l’aire d’environ 5 m2 qu’elles ont élue pour prospérer, afin d’en dresser l’inventaire annuel et en évaluer l’évolution en fonction des aléas du climat. Verdict : les floraisons sont cette année en retard, sécheresse ambiante oblige. Une trentaine d’anacamptis pyramidalis dites aussi orchis pyramidales, ont été ainsi tout de même dénombrées contre les neuf spécimens qui ont colonisé le terrain naguère aplani par un carrier avec des remblais qui contenaient naturellement des bulbes : C’est une plante qui ne supporte pas la concurrence des herbes par exemple, elle pousse donc de préférence sur des sols pauvres, un indice qui aide à les localiser.
Bref, n’en déplaisent à leurs consœurs de culture plutôt luxueuses, la sobriété des orchidées sauvages résiste bien à la mutation climatique en cours. Pour combien de temps encore ?