|
La bourse aux greffons attire les visiteurs à Asnières-sur-Vègre... |
1
La greffe a encore pris ce dimanche 1er mars 2026, pour cette nouvelle bourse aux greffons, salle de la marbrerie. © Ouest-France
La bourse aux greffons a permis à plus de deux cents visiteurs, dimanche 1er mars 2026, d’acquérir un arbre fruitier greffé de manière traditionnelle et à petits prix.
C’est une tradition qui ne s’étiole pas malgré les plus de trente ans d’existence. La bourse aux greffons, proposée par l’association Patrimoine d’Asnières et les Croqueurs de pommes, a attiré plus de deux cents visiteurs, salle de la marbrerie, à Asnières-sur-Vègre, près de Sablé-sur-Sarthe, dimanche 1er mars 2026.
On est une association nationale située à Belfort. Et le comité départemental a été créé en 1991. Mais avec quatre cents membres, nous étions trop nombreux, alors on a divisé en deux. Une pour les collines du Perche. Et la nôtre qui concerne le Maine, basée à Jupilles, où nous avons notre verger conservatoire »,
renseigne Jean-Pierre Gautier, responsable des Croqueurs de pommes.
Des visiteurs enchantés
Car les plus de trois cents variétés de pommes en majorité, mais aussi de poires, cerises et autres prunes viennent de Jupilles.
À leur arrivée, les visiteurs choisissent leurs porte-graines selon l’essence et la taille qu’ils souhaitent ».
Ensuite, avec leurs grosses tiges de bois, ils peuvent se diriger vers des conseillers. Ils sont importants parce que cela ne ressemble qu’à des bouts de bois. Mais ce sont des variétés différentes en goût, en maturité, etc.
Puis viens l’étape la plus méticuleuse. Celle de la greffe. Les spécialistes coupent, retirent l’écorce de protection. Après, ils font une entaille et y insèrent le greffon. Il sera enserré à l’aide d’une tige de raphia.
Une couche de cire y sera finalement apposée pour une étanchéité parfaite.
C’est une véritable opération végétale sous les yeux des futurs possesseurs. Tel ce couple de retraités venant régulièrement. Il va rester dans un pot pendant un an. Le temps qu’il grandisse »,
précise-t-il, heureux de s’être offert pour l’occasion, un poirier. À la méthode ancestrale et à un tout petit prix.