|
La Banque postale envisage de fermer sa banque en ligne Ma French Bank... |
1
Le sigle de la Banque postale devant un bureau de poste à Paris. © Mal Langsdon/Reuters
La Banque postale a annoncé ce mercredi 20 décembre qu’elle étudiait un « projet de cessation des activités » de sa banque en ligne Ma French Bank, non rentable. Une procédure d’information et de consultation des syndicats a été lancée lundi en ce sens.
Ma French Bank, c’est bientôt fini. Dans un communiqué, la filiale bancaire du groupe La Poste indique, ce mercredi 20 décembre, que « malgré un succès indéniable auprès des clients, Ma French Bank n’a pas atteint la rentabilité et n’a pas encore trouvé son modèle économique ».
« Dans un marché extrêmement concurrentiel, […] des investissements massifs seraient nécessaires pour le développement de Ma French Bank », ajoute l’établissement, mais cette « orientation n’apparaît plus compatible avec le plan stratégique du groupe ».
750 000 clients
Dans le cas d’une fermeture d’activité sur une période évaluée entre 12 et 18 mois, les 161 salariés de Ma French Bank « se verraient proposer de poursuivre leur carrière au sein du groupe », a précisé la Banque postale.
Les 750 000 clients de Ma French Bank quant à eux seraient réorientés vers le réseau physique de la Banque postale, à travers sa présence dans 7 000 bureaux de poste. La Banque postale n’exclut cependant pas la vente du portefeuille de clients à un éventuel repreneur.
Se recentrer sur les fondamentaux
Après une période de développement tous azimuts menée par le précédent président du directoire, Philippe Heim (refonte de la banque privée, acquisition d’un gestionnaire d’actifs, développement du crédit à la consommation…), la Banque postale cherche désormais à se recentrer sur ses fondamentaux.
C’est en tout cas le mandat du nouveau président du directoire, Stéphane Dedeyan, ancien patron de CNP Assurances (rapproché l’an dernier de la Banque postale) et arrivé à ce poste début août. La Banque postale, filiale de La Poste, elle-même détenue par la Caisse des dépôts (CDC) et l’État, revendique 20 millions de clients particuliers, entreprises et acteurs du secteur public local en France.
La banque en ligne souffre en France
Le marché de la banque en ligne vit une période compliquée en France. Deux acteurs, ING et Orange Bank, ont déjà jeté l’éponge, leurs clients étant encouragés à migrer chez Boursorama, filiale de la Société Générale, pour le premier, et vers Hello Bank !, filiale de BNP Paribas, pour le deuxième.
Actant l’absence de rentabilité de sa filiale de banque en ligne BforBank, le Crédit Agricole a fait, au contraire, en septembre le choix de repositionner la marque en lui donnant de nouveaux objectifs ambitieux.