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L’Établissement public de santé mentale de la Sarthe épinglé : « une responsabilité commune »... |
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En début d’été 2024, la qualité des soins de l’Établissement public de santé mentale (EPSM) de la Sarthe a été épinglée par la Haute autorité de santé (HAS). © Marc Ollivier / Ouest-France
En début d’été 2024, la qualité des soins de l’Établissement public de santé mentale (EPSM) de la Sarthe a été épinglée par la Haute autorité de santé (HAS). Alors que la directrice justifie cette mauvaise note par de « mauvaises pratiques, parfois individuelles », les syndicats CGT et FO dénoncent « les choix politiques et gestionnaires de leur hiérarchie ».
En début d’été 2024, la Haute autorité de santé (HAS) a publié un rapport attribuant la pire note à l’Établissement public de santé mentale (EPSM) de la Sarthe. La qualité des soins, et notamment des privations de liberté, était mises en exergue. Remettant en cause la certification de l’établissement.
« Le rapport pointe surtout des mauvaises pratiques, parfois individuelles, mais aussi une culture d’établissement. Quand les gens ont l’habitude de tutoyer depuis trente ans, ce n’est pas simple à changer, mais il va falloir respecter la règle », indiquait en septembre dans nos colonnes la directrice de l’EPSM, Céline Lagrais.
85 lits fermés en deux ans
Pour les syndicats FO et CGT, la responsabilité doit être « commune » à la direction. « Dans notre établissement, où la marge de manœuvre des agents est limitée, les soignants et autre personnel hospitalier subissent les choix politiques et gestionnaires de leur hiérarchie », réagissent ce jeudi 3 octobre les deux organisations, dans un communiqué.
Et de rappeler que 85 lits « ont été fermés en deux ans face au manque de médecins et au manque de paramédicaux. Cette année, c’est l’ambulatoire, avec les fermetures d’hôpitaux de jour et la fin des soins intensifs, qui fait les frais de la politique de démantèlement du service public ».
Les conséquences sur le personnel seraient nombreuses : « fermeture et/ou restructurations incessantes des services de soins », « changements précipités des lieux d’affectation », « modifications fréquentes des plannings et des congés au mépris du respect de la vie privée des agents », « travail en sous-effectif récurent » etc.
« Entendre les revendications »
« Questionner les pratiques soignantes et managériales est essentiel, mais jamais à sens unique. Au lieu de mettre de l’huile sur le feu, il faudrait entendre les revendications légitimes des agents et leurs représentants du personnel », rapportent la CGT et FO, qui rappellent qu’un préavis de grève court depuis bientôt un an.