|
L’éleveur prend les rênes de l’échelon régional de la FNSEA : qui est Anthony Ménard, agriculteur « optimiste » ?... |
1
Anthony Ménard, nouveau président de la FRSEA des Pays de la Loire, élève une centaine de vaches laitières près d’Angers (Maine-et-Loire). © OUEST-FRANCE
Installé près d’Angers (Maine-et-Loire), Anthony Ménard a été désigné président du syndicat agricole de la FRSEA des Pays de la Loire. Une étape de plus au sein d’un parcours engagé qui ne date pas d’hier.
L’autoroute qui contourne la métropole angevine est toute proche, mais en ce début de printemps on entend bien le chant de la campagne, bruyante et vivante, tout autour des Buissons, la ferme d’Anthony Ménard.
« Ce sera encore plus beau dans quelques semaines, avec tous les arbres, presque vert fluo », promet l’exploitant de 43 ans, en longeant le parc dans lequel les poules se promènent. De la « volaille label », vendue à la coopérative des Fermiers d’Ancenis.
L’éleveur, installé sur plus de 300 hectares avec trois associés à Saint-Lambert-la-Potherie, a été élu, lundi 16 mars 2026, président de la FRSEA, l’échelon régional du syndicat de la FNSEA, succédant au céréalier Dominique Rousseau. Il a déjà derrière lui une quinzaine d’années d’engagement. Une « valeur » transmise par son père, qui était lui-même engagé comme administrateur à la coopérative Terrena.
Avec des débuts comme responsable cantonal des Jeunes agriculteurs, il a gravi les échelons du syndicat. À la quarantaine, la suite de l’histoire s’est écrite à « la fédé » du Maine-et-Loire, puis à la FRSEA, en charge du dossier environnement.
Un sujet qu’il connaît bien : Anthony Ménard préside l’association Solenat, dont le but est de valoriser les services rendus par les agriculteurs à l’environnement. Par exemple, en étant partenaire d’entreprises qui souhaitent améliorer leur bilan carbone, cela permet d’aider financièrement des exploitations à planter des haies.
De la transition environnementale, oui, mais avec de la rémunération
La question du revenu fait partie des priorités du nouveau président. « Si on avance sur le sujet de l’économie des exploitations, tout le reste se fera plus facilement », estime Anthony Ménard, qui aime rappeler qu’une écrasante majorité (plus de 80 %, selon The Shift Project) des agriculteurs sont prêts à engager la transition environnementale, s’ils sont rémunérés pour cela et protégés de la concurrence internationale.
Se définissant comme un « progressiste » et un « optimiste », l’élu portera aussi le combat de la simplification administrative, cher à la FNSEA. Une mission à mener dans un contexte financier délicat, la FRSEA faisant face à la suppression de sa subvention régionale - comme les autres syndicats agricoles -.
Lors des dernières élections en chambre d’agriculture, l’alliance majoritaire FNSEA-JA a aussi perdu du terrain au niveau national et local, ce qui n’est pas sans impact sur les recettes syndicales.