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L'arrêté anti-crachats n'a pas payé1 |
Il y a un an, Coulaines (Sarthe) interdisait cette mauvaise habitude pour lutter contre la grippe A. Bilan : aucun PV.
« Des gens crachent dans les halls d'immeubles, depuis leur balcon, devant les enfants et les personnes âgées, cela pose des problèmes d'hygiène. Le début de la grippe A était l'occasion de rappeler des règles de civisme », explique Christophe Rouillon, un maire qui aime bien multiplier les propositions. À l'époque, il avouait lui-même que son texte serait difficile à appliquer.
Que les footballeurs...
Cet arrêté a fait beaucoup de bruit. Le maire avait envoyé une lettre à Michel Platini, président de l'UEFA, et au président de la Fédération française de football, Jean-Pierre Escalettes, pour que les joueurs donnent l'exemple sur les terrains.
Un an après, le bilan est maigre. Aucun procès-verbal n'a été dressé par la police nationale chargée de faire respecter cet arrêté. « Si les policiers voient quelqu'un qui crache, j'espère qu'ils lui donneront une amende de 35 €, se défend le maire. Et s'il n'y a pas eu de PV, c'est peut-être qu'il y a eu une prise de conscience », sourit Christophe Rouillon. Il affirme avoir reçu une centaine de lettres de soutien, dans toute la France.
Du côté de ses administrés, on est moins optimiste. Voire très critique. « Ça n'a rien changé. Les gens de tous les âges crachent toujours. Le maire a fait cela juste pour qu'on parle de lui », lâchent Nelly et Odette, deux habitantes. Elles avouent même continuer à regarder par terre en marchant.