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Infirmier en pratique avancée : une nouvelle formation au Mans en septembre... |
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Les responsabilités des infirmiers en pratique avancée s’étendent à l’évaluation des patients, la prescription de traitements, en collaboration directe et étroite avec les médecins. © archives
La faculté de santé d’Angers ouvrira, en septembre 2025, au Mans (Sarthe), une formation d’infirmier en pratique avancée. Le master regroupera 25 places pour les territoires Sarthe-Mayenne.
La Sarthe comptera, en septembre 2025, une nouvelle formation dans le domaine de la santé. C’est en effet dans les locaux de l’IFSI (Institut de formation en soins infirmiers et d’aides soignantes) de l’hôpital du Mans qu’ouvrira un cursus de deux ans permettant à des professionnels d’acquérir la qualification d’infirmier en pratique avancée.
Il s’agit d’un master s’adressant à des infirmiers et infirmières qui exercent depuis trois ans au moins. « Le cursus permet d’avoir une spécialisation avec des mentions », indique Stephan Domingo, directeur de l’Agence régionale de santé dans la Sarthe.
Au cours de la première année, les étudiants aborderont diverses disciplines et attendront la deuxième année pour choisir une spécialité. Cinq mentions seront alors disponibles : pathologies chroniques stabilisées, oncologie et onco-hématologie ; maladies rénales chroniques, dialyses et transplantations rénales ; psychiatrie et santé mentale ; urgences.
25Â places au Mans
Cette formation, ouverte par la faculté de santé d’Angers, en partenariat avec les centres hospitaliers du Mans et de Laval, sera commune à la Sarthe et à la Mayenne. 15 places seront disponibles à la prochaine rentrée. « La promotion 2026 comptera 25 places, tout comme à Angers, signale Stephan Domingo. L’objectif pour nous est d’avoir une formation locale pour permettre à des jeunes de chez nous de rester ici. » Parmi les futurs diplômés, qui doivent solliciter une admission en présentant un projet professionnel, deux « profils » majoritaires : les infirmiers et infirmières exerçant en établissement de santé, ceux travaillant en ambulatoire dans un cabinet.
« Les besoins en IPA restent importants car il y a moins de médecins et moins de temps médical offert aux patients, fait remarquer Stephan Domingo. Les médecins adressent aux IPA des patients stabilisés et si l’infirmier, à l’occasion d’une consultation, constate qu’il y a besoin d’un avis médical, l’IPA l’organise dans un délai qui défie toute concurrence. »