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TMC diffuse ce vendredi soir le concert privé d’Indochine et dévoile dix titres inédits du groupe... |
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Diffusé vendredi soir, le concert a été enregistré devant quelque 300 spectateurs, mardi soir, près de Paris. © Laura GILLI
Gros coup pour la chaîne TMC qui diffusera, vendredi 6 septembre, le concert privé du retour d’Indochine, enregistré trois jours avant, devant quelque 300 spectateurs, près de Paris. Le groupe a joué dix titres inédits de l’album « Babel Babel », qui sort samedi 7 septembre. On vous raconte.
La dernière fois que nous avions vu Indochine, c’était en 2022 dans des stades combles, lors de la tournée Central tour .
C’est dire que les 175 fans français et belges qui avaient réussi - dans divers jeux - à décrocher le précieux sésame pour assister à ce retour sur scène étaient sur un nuage.
On sait que Nicola Sirkis aime organiser des évènements qui sortent de l’ordinaire. Pour la sortie du nouvel album d’Indochine, Babel Babel (programmée samedi 7 septembre), il a pris le pari d’un concert dans une toute petite salle de 300 places (debout), près de Paris, pour faire entendre dix titres inédits du disque (sur dix-sept).
Scène centrale au sol rouge
Une dizaine de caméras, assistées d’un drone, n’ont pas perdu pas une miette d’un show unique donné sur une scène centrale, au sol rouge brillant, entourée de quatre écrans géants. Culotté pour le groupe, excitant pour le public. Et pour les téléspectateurs, qui pourront suivre le spectacle vendredi 6 septembre sur TMC .
Les écrans se sont allumés sur des flashs infos de divers pays et diverses langues, avant que le groupe arrive, Oli en tête qui s’installe derrière ses machines, Nicola, guitare acoustique dans le dos, fermant la marche.
« Il était une fois, il était un Roi/Une nuit traqué dans le dos… » C’est Babel Babel, amené par trois guitares et une basse avant que la batterie n’accélère le tempo. Cela parle d’un roi traqué, de combattants, de drapeau blanc… « Il était une fois et il a fait le choix/C’est la vie d’être incompris… »
La langue d’Indochine a toujours été imagée, avec beaucoup de phrases-clés. Il faut y lire entre les lignes.
Et quand, au début du troisième titre, Victoria, le visage de Volodymyr Zelensky apparaît sur les écrans, on comprend que dans le nouvel album d’Indochine, il y a plusieurs références à l’Ukraine et à son combat. « On vivra jour et nuit/Et on aura peur de rien/C’est nos vies, c’est comme ça/C’est un combat pour les miens », chante justement Sirkis. Alors que plus loin, dans Tokyo Boy, il lance : « Ça va très mal se passer/Comme de croire ou d’écouter Poutine… »
Des références guerrières traversent ces nouvelles chansons. Il cite beaucoup la nuit, la vie aussi, et toujours le besoin de « danser ». « Vous êtes les premiers à entendre ça, rappelle Nicola Sirkis. J’espère que ça va vous plaire… » Pas trop de doute pour ça.
« Groove et hype »
Le son est puissant, plusieurs titres sont dansants. Le public, plus féminin mais assez mélangé en âge, ne s’en prive pas. Particulièrement soignées, les images font partie intégrante du show. On y voit de nombreuses femmes, des visages ici, des sportives plus loin, en révolte dans Le chant des cygnes, le single déjà sorti, au texte féministe.
Une heure d’un concert plein, réussi, malgré la pression des caméras. « Groove et hype, c’est génial de découvrir les nouvelles chansons en live », s’enthousiasment Élise et Aude, venues de la région parisienne. « C’est de l’Indochine qu’on reconnaîtrait les yeux fermés, ajoute Marie-Laure, venue avec sa fille de Montreuil. Ils nous ont tout de suite emportées. »
Vendredi 6 septembre, TMC, 21 h 25.