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Il risque la prison et 300 000 € d’amende à cause… du chat qu’il a adopté il y a trois ans... |
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Un Héraultais a fait face à une situation ubuesque, trois ans après avoir adopté son chat via une association. Photo d’illustration. © Mrdidg / Pixabay
Un habitant de Sète (Hérault) a découvert il y a quelques semaines que son chat avait été importé illégalement de Tunisie et ne disposait pas des certificats de vaccination obligatoires. Trois ans après l’adoption de l’animal, la préfecture menaçait de l’euthanasier, rapporte « Midi Libre ». Son propriétaire risquait également la prison et une lourde amende.
Cet habitant de Sète (Hérault) ne s’attendait pas à vivre une telle mésaventure, trois ans après avoir adopté son chat par le biais d’une association locale. L’homme a en effet découvert en début d’année que son félin avait été importé illégalement de Tunisie et n’était pas, à l’époque, vacciné contre la rage. Une situation pour laquelle il pouvait être puni de deux ans de prison et de 300 000 € d’amende, relate Midi Libre . Sans compter l’euthanasie de son animal.
Une puce illisible
Pour comprendre cette affaire ubuesque, il faut remonter à fin 2022, quand le Sétois s’est tourné vers une association pour récupérer un nouveau chat. La puce du félin était alors illisible. En début d’année, le vétérinaire qui a soigné l’animal pour des calculs à la vessie a conseillé à son propriétaire d’officialiser son adoption auprès de l’I-cad et de demander une carte d’identification.
C’est alors que la préfecture a envoyé un courrier au Sétois, lui annonçant que son chat avait été conduit illégalement en France. Elle lui donnait 48 h pour se mettre en règle et apporter les justificatifs (vaccins, certificat sanitaire…), sous peine de lourdes sanctions.
Des services compréhensifs
Comme le rappelle le ministère de l’Agriculture, dont l’I-cad dépend, « les agents chargés des contrôles peuvent prescrire, aux frais du propriétaire, la réexpédition de l’animal vers le pays tiers d’origine, la mise en quarantaine ou son euthanasie ». Sans compter la peine de prison et l’amende.
Finalement, après s’être rendu à la mairie de Sète et à la Direction Départementale de la Protection des Populations, l’homme a obtenu un délai pour fournir les attestations de soins prodigués à son chat ces trois dernières années. La procédure a été régularisée et l’identification définitivement validée.