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Hôpital de Saint-Calais : l’exaspération face aux pénuries de consultations... |
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La population était réunie dans la cour du centre hospitalier lors du conseil de surveillance de l’hôpital de Saint-Calais, mercredi 13 décembre 2023. © Ouest-France
À l’occasion du conseil de surveillance, mercredi 13 décembre 2023, l’association de défense de l’hôpital de Saint-Calais (Sarthe) a remis près de 4 000 signatures pour la réouverture de nombreuses consultations externes disparues.
Près de cent personnes ont répondu à l’appel de l’association de défense de l’hôpital de Saint-Calais (Sarthe) à se rassembler dans la cour de l’hôpital, en soutien à la délégation reçue par le conseil de surveillance, ce mercredi 13 décembre 2023.
Une délégation, composée de six responsables de l’association et quatre élus, a été accueillie par Marc Mercier, président du conseil de surveillance, et Guillaume Laurent, directeur du Groupement hospitalier de territoire. Elle a pu remettre à Mme Rosalia Dupressoir, directrice déléguée de l’hôpital, les 3 930 signatures pour la réouverture des consultations externes actuellement fermées. Elles ont été collectées par l’association ces deux derniers mois.
L’hôpital, dernier recours pour la population
Tout au long de cette campagne, nous avons mesuré l’exaspération de la population face à la désertification médicale qui s’intensifie dans notre bassin hospitalier, explique Gérard Baudry, président de l’association de défense de l’hôpital de Saint-Calais. Plus de 50 % de médecins généralistes et autant de dentistes ont disparu. Dans ce contexte, l’hôpital apparaît de plus en plus comme le dernier recours contre la disparition de cette offre de soin libérale.
Dans sa réponse Guillaume Laurent se déclare d’accord avec beaucoup de vos préoccupations
, mais que le manque de médecins rend difficile la gestion de nombreux hôpitaux et que la solidarité entre eux est nécessaire…
Précisant qu’un point relatif aux consultations externes était d’ailleurs à l’ordre du jour de cette réunion.
Quant à la gériatrie et au projet architectural en cours, il a rappelé qu’il n’était responsable de ce projet que depuis deux ans et qu’il « s’efforçait de le faire avancer au mieux dans un contexte difficile dans le secteur immobilier actuellement ». Quant à son financement, beaucoup reste à faire pour que cet établissement soit, selon lui, économiquement viable
.
L’association fait savoir qu’elle ne manquera pas de continuer à exercer sa vigilance quant à l’évolution de ces dossiers. Une audience avec Mme Rosalia Dupressoir aura lieu en janvier 2024. Et d’autres démarches, en direction des pouvoirs publics notamment, seront sans doute nécessaires.