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Guerre au Moyen-Orient : frappes sur Beyrouth et Téhéran, attaques iraniennes… Les dernières infos... |
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Un bâtiment de Bachoura, au sud de Beyrouth touché plusieurs fois par des attaques israéliennes le 18 mars. © FIORA GARENZI - Hans Lucas via AFP
Des frappes israéliennes ont visé le sud de Beyrouth aux premières heures de vendredi, ainsi que Téhéran. L’Iran dit avoir ciblé des cibles militaires et énergétiques en Israël et dans les pays du Golfe. À Israël, l’opposition à Netanyahou se désolidarise de la politique du Premier ministre. Retour sur les infos de la nuit du 26 au 27 mars.
Alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans sa 27e journée, les échanges de frappes continuent entre Israël et l’Iran. L’armée israélienne a déclaré avoir visé des infrastructures du régime à Téhéran, tandis que les Gardiens de la Révolution disent avoir ciblé avec des missiles et des drones des cibles militaires et énergétiques en Israël et dans les pays du Golfe. La banlieue sud de Beyrouth a aussi été touchée selon les journalistes de l’Agence France-Presse (AFP). À Israël, l’union nationale s’effrite alors que l’opposition s’inquiète de l’état de l’armée. On vous résume les informations de la nuit du 26 au 27 mars.
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Attaques sur Téhéran et Beyrouth
L’armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d’ampleur dans la capitale iranienne Téhéran. « Il y a peu, l’armée a terminé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien au cœur de Téhéran », a-t-elle indiqué dans un bref communiqué, sans plus de détails.
Des explosions ont aussi retenti dans le sud de Beyrouth, selon des journalistes de l’AFP, des médias locaux faisant état de frappes israéliennes. Aux premières heures de vendredi, de la fumée s’élevait de la banlieue sud de la capitale libanaise, considérée par Israël comme un fief du mouvement pro iranien Hezbollah. On ignore à ce stade si la frappe a fait des victimes. L’armée israélienne n’a lancé vendredi aucun avertissement ou appel à évacuer en amont dans le secteur touché par la frappe. Habituellement densément peuplée, cette zone s’est largement vidée de ses habitants depuis le début des hostilités.
Frappes de cibles militaires et énergétiques
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont dit vendredi avoir ciblé avec des missiles et des drones des cibles militaires et énergétiques en Israël et dans les pays du Golfe, selon une communication relayée par l’agence de presse iranienne Fars.
L’armée idéologique de la République islamique détaille plusieurs frappes en Israël, ainsi que sur des bases américaines aux Émirats arabes unis, Qatar, Koweït et Bahreïn, notamment un hangar de maintenance de systèmes de défense antiaérien Patriot.
Fin de l’union nationale en Israël
L’opposition israélienne a signalé jeudi la fin du consensus politique sur la conduite de la guerre régionale déclenchée par le Premier ministre Benyamin Netanyahou avec les États-Unis en attaquant l’Iran, et pour laquelle l’armée dit désormais ouvertement avoir besoin de plus de combattants. « Je veux mettre en garde les citoyens d’Israël, nous sommes au bord d’un nouveau désastre sécuritaire », a averti solennellement le chef de l’opposition, Yaïr Lapid.
La veille, des propos du lieutenant général israélien Eyal Zamir lors d’une réunion du cabinet de sécurité avaient fuité. Il estimerait que « Tsahal est en train de se diriger vers un effondrement interne ». « Je tire dix signaux d’alarme », aurait-il ajouté, « les réservistes ne tiendront pas » et l’armée « a besoin maintenant d’une loi sur la conscription », aurait-il ajouté, en référence à une loi permettant d’enrôler les juifs ultraorthodoxes, largement exemptés de service militaire.