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Forêts : les propriétaires privés invités à se regrouper pour les travaux... |
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Lionel Hubert (président de Fransylva), Charlène David (animatrice de la charte forestière) et Carole Le Nena (ingénieure forestière pour le CNPF). © Le Maine Libre
Le 16 mai 2024, une trentaine de propriétaires de forêts situées dans le secteur de l’Orée de Bercé Belinois (Sarthe) ont assisté à une réunion d’information sur un projet de travaux groupés. Cela permettrait d’obtenir des tarifs avantageux.
Dans le cadre de la charte forestière de l’Orée de Bercé Belinois signée en 2018, la communauté de communes et le CNPF (Centre national de la propriété forestière) ont élaboré un projet de travaux groupés pour renouveler et entretenir les surfaces de forêts. Les huit communes de l’Orée de Bercé Belinois comptent 4 000 hectares de forêt dont 3 000 hectares sont privés et partagés entre 1 800 propriétaires.
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Deux femmes à la tête du projet
C’est un acte fondamental pour la gestion durable des forêts, par la limitation du réchauffement climatique (stockage du carbone), la diminution des risques d’incendie et la production de bois de qualité. « Le bois est un matériau durable dont il faut assurer la production pour alimenter la filière
 » précise Carole Le Nena, ingénieure forestière pour le CNPF. Charlène David, animatrice référente de la charte, souligne : « Cette idée de chantier est partie d’un constat : la moitié de la surface forestière de l’Orée de Bercé Belinois appartient à des propriétaires possédant moins de quatre hectares. À titre individuel c’est peu, mais mis bout à bout ça fait de la surface
 ».
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Un double intérêt : économique et environnemental
Chaque parcelle sera étudiée pour déterminer les travaux nécessaires : préparation du sol, reboisement, dégagement ou dépressage. « Mener une sylviculture dynamique c’est produire du bois d’œuvre pour les générations futures. Il y a un double intérêt économique et environnemental.
 » Plus les propriétaires seront nombreux à se regrouper, moins ce sera onéreux. Une fois les intéressés identifiés, la prochaine étape sera d’obtenir des tarifs avantageux via Fransylva. « C’est un syndicat à destination des petits propriétaires privés de forêts
précise Lionel Hubert, qui le préside. On les représente, défend leurs intérêts, les informe et les conseille.
 » Si le regroupement est suffisant, le chantier pourrait débuter entre 2025 et 2026.