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Fissures des maisons : deux députées demandent de revoir les critères d’indemnisation... |
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Les fissures demandent des travaux de réparation. © Archives le Maine Libre
Deux députées sarthoises ont écrit au ministre de l’Intérieur pour que les critères d’indemnisation des maisons fissurées soient revus. Ces fissures apparaissent avec le retrait des argiles dans les sols, dû aux années de sécheresse.
Le phénomène, national, est connu depuis des années : avec les périodes de sécheresse, le retrait gonflement des argiles (RGA) dans certains sols provoque des fissures dans les habitations. Et la prise en charge des travaux par les assurances, est soumise à un premier principe : la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.
Le 22 avril 2025, un nouvel arrêté ministériel a allongé la liste des communes en France entrant dans ce dispositif. Mais aucune en Sarthe.
Pour une révision des critères
Dans un courrier au ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, deux députées sarthoises - Élise Leboucher députée de la 4e circonscription et Marietta Karamanli députée de la 2e circonscription de la Sarthe - demandent une révision des critères  pour (les) faire évoluer ces critères afin de les mettre en corrélation avec les situations réelles constatées sur chaque territoire et pour que le nombre de communes reconnues progresse de manière notableÂ
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 En Sarthe, d’après un dernier recensement, 181 communes sont concernées par ce sinistre climatique avec plus de 1 550 habitations sinistrées identifiéesÂ
, rappellent-elles.  Pour l’année 2022, seulement quatorze communes ont été reconnues en état de catastrophe naturelle au titre du RGA sur plus de 161 recensées à l’époque.Â
 Les sinistrés se sentent seuls et abandonnés par les pouvoirs publics, avec des conséquences concrètes dans les relations avec leurs assurances.Â
Demande des propriétaires
En début d’année 2025, lors de son assemblée générale, l’association Urgence maisons fissurées appelait les élus à soutenir les sinistrés.  Nous avons fait une estimation : ces maisons fissurées concerneraient environ 2 000 personnesÂ
, indiquait son président Mohamed Benyahia.  Si rien n’est fait, ces maisons continuent à se détériorer, et sont tout simplement menacéesÂ
, concluait-il.
 Sur le plan parlementaire, l’évolution législative de ces critères semble de plus en plus difficile, avec différentes initiatives transpartisanes qui n’ont pu aboutir à l’Assemblée nationale et au SénatÂ
, appuient les deux députées dans leur courrier daté du 10 juillet 2025.  Il revient donc à l’État et aux services de votre ministère, de prendre leurs responsabilités pour adopter des décisions rapides et efficaces qui permettront de faciliter l’accès à cette reconnaissance.Â