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Feu d’habitations nocturne à Juigné-sur-Sarthe : un occupant poursuivi pour incendie involontaire... |
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L’état des immeubles d’habitation, vendredi 27 septembre 2024, quelques heures après l’incendie nocturne, rue des Vignes, à Juigné-sur-Sarthe. © Ouest-France
L’enquête de la gendarmerie a progressé depuis l’incendie nocturne qui a touché plusieurs immeubles d’habitation mitoyens, dans la nuit de jeudi 26 à vendredi 27 septembre 2024, dans la commune sarthoise de Juigné-sur-Sarthe. L’occupant de l’appartement d’où serait parti le feu doit être jugé lundi 30 septembre 2024 pour incendie involontaire.
Comme nous le rapportions, son comportement avait intrigué la nuit de l’incendie qui a réveillé le bourg de Juigné-sur-Sarthe, vendredi 27 septembre 2024, vers 3 h du matin. Une trentaine de personnes avaient dû évacuer leurs logements dans les immeubles des 17, 19 et 21 de la rue des Vignes, alors que les flammes rongeaient la toiture, au deuxième et dernier étage. Parmi ces personnes, un homme avait quitté les lieux très tôt et n’était pas avec les sinistrés, accueillis à la mairie jusqu’au petit jour.
Il n’était pas, non plus, revenu sur place dans la matinée, après le départ des pompiers. Le feu serait pourtant parti de son appartement, le plus détruit dans les combles aménagés. Les gendarmes avaient donc quelques questions à poser à cet individu, pour explorer la piste d’une origine humaine, qu’elle soit accidentelle ou non.
Deux délits
Dans le cadre de l’enquête ouverte, ils ont fini par retrouver sa trace. Entendu en garde à vue, il a été présenté ce samedi 28 septembre au parquet. La nouvelle procureure de la République du Mans, Carine Halley, a indiqué à nos confrères du Maine Libre qu’il serait jugé en comparution immédiate lundi 30 septembre devant le tribunal correctionnel.
Il est poursuivi pour deux délits : « Celui de s’être abstenu volontairement de prendre les mesures destinées à combattre l’incendie et celui d’incendie involontaire », a-t-elle précisé. D’après une habitante sinistrée rencontrée par Ouest-France, une odeur de brûlé avait été constatée dès 1 h du matin. Et à l’arrivée des pompiers, alertés vers 3 h, l’appartement situé sous les combles au 19 était déjà complètement embrasé.