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Femme de 76 ans tuée au Mans : le suspect interné dans un établissement spécialisé... |
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C’est dans le hall de la résidence numéro 3 de la cour Saint-Damien, au cÅ“ur du quartier des Maillets, au Mans, que le corps d’une femme de 76 ans a été découvert jeudi 7 mars 2024. © Ouest-France
Jeudi 7 mars 2024, le corps de Maryvonne Huron, une femme de 76 ans, a été découvert dans le hall de son immeuble, dans le quartier des Maillets, au Mans (Sarthe). Le suspect, son voisin, a été placé en garde à vue. Avant de rejoindre un établissement spécialisé pour « recevoir des soins adaptés à son état ».
La garde à vue du suspect du meurtre, jeudi, d’une femme âgée au Mans, a été levée vendredi 8 mars 2024, dans l’après-midi. C’est ce qu’indique dans un communiqué la procureure de la République du Mans. Qui poursuit : « Son état de santé mentale a été déclaré incompatible » avec une garde à vue par un médecin psychiatre.
L’homme, âgé de 24 ans, est suspecté d’avoir tué sa voisine Maryvonne Huron. Il souffrirait de troubles psychiatriques. Après la fin de sa garde à vue, « le suspect a été immédiatement conduit dans un établissement spécialisé, où il est désormais contraint de demeurer et de recevoir les soins adaptés à son état », précise Delphine Dewailly.
Une femme « coquette et souriante »
Les faits qui lui sont reprochés se sont déroulés jeudi matin dans le hall de sa résidence, un petit immeuble calme de 40 appartements au 3, cour Saint-Damien, dans le quartier des Maillets au Mans.
C’est une femme de ménage qui a fait la découverte et a appelé la police. Laurence, qui s’occupe de l’entretien de l’immeuble depuis 23 ans, était également sur les lieux. Elle qui connaissait bien la victime dépeint une femme « coquette et souriante ». Sourde et muette, Maryvonne Huron vivait seule.
« De nombreuses traces de coups »
Son corps « portait de nombreuses traces de coups portés à l’aide d’un objet tranchant », a indiqué, vendredi matin, la procureure Delphine Dewailly. Selon nos informations, la femme de 76 ans, aurait été égorgée.
Un juge d’instruction du Mans va être saisi pour « ces faits de nature criminelle, afin d’établir les circonstances des faits et expertiser le degré de discernement et de responsabilité pénale », conclut la procureure.