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Fabienne Labrette-Ménager, fille de gaulliste... |
A 46 ans, la nouvelle députée de la 1re circonscription de la Sarthe a gravi rapidement les échelons de la politique locale. Parcours.
Au lendemain de son élection, dimanche, comme députée de la circonscription Le Mans - Sillé-le-Guillaume avec 56,55 % des suffrages, Fabienne Labrette-Ménager, 46 ans, confiait qu'elle avait « toujours eu envie de [se] présenter ». Pas étonnant : la politique, elle est tombée dedans à l'adolescence.
Née en Bretagne en 1961, Fabienne Labrette-Ménager entre à l'UMP en 2001 (le RPR à l'époque). Mais c'est dans les années 70, avec son père, militant actif du parti gaulliste depuis 1975, qu'elle éprouve ses premiers émois politiques : « J'avais 14 ans, on collait des affiches pour la campagne législative d'Yves Nedelec, le maire de Lannion. Il était handicapé et disait « si je vais à l'Assemblée, ils seront bien obligés de faire un accès pour nous. Ça m'a marqué. »
Une fois en Sarthe, elle se présente pour la première fois sur une liste aux municipales de 1983, à Rouperroux-le-Coquet. « J'étais la seule fille et nous avons échoué », se souvient-elle en riant. Par la suite, sa carrière et sa famille primeront sur son engagement. Jusqu'en 2001, quand le maire de Fresnay-sur-Sarthe l'appelle à ses côtés. Elle devient son adjointe.
Dans la foulée, elle se présente aux cantonales et rejoint le conseil général. Puis en 2004, elle accède au conseil régional sur la liste de François Fillon. En raison de la loi sur le non-cumul des mandats, elle quitte alors la mairie de Fresnay. Bientôt, pour la même raison, elle quittera son siège à la Région. « Je préfère conserver mon poste au conseil général, explique-t-elle. En plus, je suis présidente de la commission environnement et ça, ça m'intéresse vraiment. »
Mariée, mère de deux enfants, elle devient suppléante du député Pierre Hellier en 2002. Travailleuse, dynamique, elle le remplace sur le terrain au fil des années. Quand il décide de ne pas briguer un 4e mandat en 2007, le choix de sa suppléante pour lui succéder s'impose donc naturellement. L'UMP l'investit. « Du coup, je garde la même équipe, les mêmes locaux. Pour ces raisons, je n'ai pas vraiment d'angoisse, ni de stress. »
En novembre 2006, pour mener sa campagne, elle doit vendre la société qu'elle dirige, Produits du Maine, qui commercialise des produits du terroir. « Si j'avais fait les deux, soit j'aurais fait ma campagne à moitié, soit j'aurais coulé ma boîte. Il a fallu choisir. » Et ce fut la politique.
Ruddy GUILMIN.
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