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En Sarthe, la chasse fait partie de l’environnement de la forêt de Bercé... |
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L’équipage Champchevrier est le plus ancien à chasser à courre en forêt de Bercé. © Ouest-France
Appréciée ou non, la chasse fait partie de l’environnement de la forêt de Bercé, au sud-est de la Sarthe. De l’automne aux prémices du printemps, on y pratique plusieurs types de chasse. Unique en Sarthe. Explications du GIC de Bercé.
Traditionnellement, le Groupement d’intérêt cynégétique de Bercé (GIC de Bercé) organise la fête de la Saint-Hubert à la mi-novembre. Un moment festif et d’échange entre chasseurs et public.  Cette année, nous n’avons pas réussi à mettre en place cette manifestation. Elle reviendra en 2026, le lieu n’est pas encore définiÂ
, indique Mickaël Guède, président de l’association.
La pratique de la chasse fait partie des coutumes en forêt de Bercé et le massif forestier a la particularité d’être chassée sous plusieurs formes.
Les différents lieux de ces différentes pratiques
La chasse à courre est sans aucun doute la plus ancienne.  On y chasse le lièvre, le chevreuil et le cervidé, du 15 septembre au 30 mars, les mardis et samedis. Les suiveurs sont de plus en plus nombreux, notamment lors des chasses au cerf.Â
Quatre équipages se répartissent la forêt où on y impose aussi une rigoureuse discipline du respect et de la courtoisie.
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La chasse à tir se déroule les lundis et jeudis, de 9 h à 17 h, de fin septembre à fin février pour le chevreuil, le sanglier et le cervidé. Pas de chasse le week-end. Cinq lots ont été attribués pour quatre adjudicataires.  Voilà qui correspond à environ 200 chasseurs. La sécurité est au cÅ“ur du briefing. Le moindre promeneur, le moindre doute, c’est une levée de fusil transmise par radio. Des panneaux indiquent que tel ou tel secteur est « Chasse en cours ».Â
La chasse aux bécassiers, les lundis et jeudis, concerne une quinzaine de chasseurs.  C’est une chasse au chien d’arrêt.Â
Sur certains lots dans le secteur de Mayet, on y pratique la chasse à l’affût pour le chevreuil, le sanglier et le cervidé.  Cette pratique séduit et devient populaire dans le rang des chasseurs. Il s’agirait de la chasse de demain.Â
Au travers ses différentes pratiques, les randonneurs, les ramasseurs de champignons, les professionnels de la forêt trouvent leur place.  Les relations avec les usagers de la forêt se sont nettement améliorées et chacun y trouve sa place. Nous entretenons une excellente relation avec l’ONF et la rigueur installée dans la pratique fait qu’aucun incident n’a été relevé depuis bien longtemps.Â
Des informations sur les jours et zones de chasse sont fournies sur les panneaux d’affichage en forêt ainsi que sur le site de l’ONF. (www.onf.fr).
Le GIC de Bercé compte 55 sociétés de chasse adhérentes
Mickaël Guède est le nouveau président du Groupement d’intérêt cynégétique de Bercé (GIC de Bercé). L’association a été créée en 1983 avec pour objectif principal de créer une alliance entre les chasses voisines indépendantes et les différentes formes de chasse des lots de la forêt domaniale de Bercé. Il compte aujourd’hui 55 sociétés de chasse adhérentes du périmètre du massif forestier.

Willy Ernoult, vice-président et Mickaël Guède, président du GIC de Bercé. Ouest-France
L’association a pour objet de défendre les intérêts de la vie sauvage en développant la concertation.
 Nous avons une commission par espèces chassées. Y est convié, un représentant de chaque commune, l’ONF et la fédération des chasseurs. Nous y établissons, après comptage, une proposition de plan de chasse cohérente. L’inquiétude s’installe au sein du GIC de Bercé qui voit aux fils des années, un nombre décroissant de pratiquants. L’âge moyen du chasseur est aujourd’hui de 65 ans.Â