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En Sarthe, Car bus maintenance étoffe ses compétences en acquérant Retrofleet... |
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Le siège de l’entreprise Car bus maintenance (CBM) à Rouillon. © DR
Car bus maintenance (CBM), à Rouillon (Sarthe), rayonne à l’internationale, fournissant des pièces détachées pour les transports publics. En ce mois de mai, la société acquiert un nouveau savoir-faire : la conversion en électrique d’un engin ou un véhicule thermique.
Sur ses 14 000 m² de locaux basés à Rouillon, Car bus maintenance (155 salariés) a pris ses aises il y a quatre ans maintenant. Une installation qui laissait présager de nouvelles ambitions de celui qui s’affirme, aujourd’hui, comme « le leader mondial de la pièce détachée pour bus et cars ».
Vendredi 3 mai 2024, l’entreprise sarthoise de l’agglomération du Mans, au chiffre d’affaires de 160 M€ en 2023, a annoncé l’acquisition de Retrofleet (30 salariés), « p ionnier du rétrofit industriel et des autocars en France ». CBM en devient le nouvel actionnaire majoritaire.
Le rétrofit, un terme barbare mais qui devrait entrer dans le langage courant des collectivités locales, et sans doute des particuliers, puisque le phénomène consiste « à convertir en électrique un engin ou un véhicule thermique. Il peut se faire sur des véhicules ou engins déjà fonctionnels ou en accord avec un constructeur sur un engin ou véhicule neuf ».
60 000 autocars en France
Un marché « naissant et immense » qui s’ouvre pour CBM, puisque 60 000 autocars en France et près de 600 000 unités en Europe sont potentiellement « rétrofitables », rappellent dans un communiqué conjoint Vincent Couvreur, chef de service chez CMB, et Emmanuel Flahaut, PDG de Retrofleet, basé à Saint-Hélène-du-Lac (Savoie).
Cette dernière a obtenu une première homologation de série en septembre 2023, sur la gamme poids lourds avec le rétrofit d’autocar Ivéco Crossway. Dix autocars rétrofités par ses soins ont été livrés à ce jour, une centaine de commandes sont prévues en 2024. Elle complétera son offre avec la gamme Mercedes Intouro. « Deux bases de véhicules qui représentent 80 % du parc français et la même proportion au niveau européen. » À la clé, une cinquantaine d’emplois directs d’ici 2025.
Dans soixante pays
Fin janvier 2023, déjà, sont rentrés dans l’escarcelle de CBM l’entreprise Besset, spécialiste en carrosserie car et bus, en maintenance d’autobus électriques et en assemblage de packs batteries pour transformer les autocars diesels. Des entités situées à Goussainville (Île-de-France) et à Villeurbanne (Rhône).
CBM à Rouillon annonce opérer, désormais, dans plus de 60 pays. Et prévoit d’inaugurer, après l’été, un nouvel atelier à Turin (Italie). « Symbole de cette nouvelle dynamique, CBM exposera du 8 au 10 mai au Next Mobility Exhibition de Milan (Italie) un véhicule rétrofité, intégrant tous les savoir-faire des différentes sociétés du groupe. » L’Italie représenterait un marché clef pour le développement commercial du rétrofit. Et une nouvelle dynamique pour l’entreprise sarthoise ?