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EN IMAGES. Trôo, village des troglodytes, mais pas que…... |
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La Grotte pétrifiante est le plus vieux site touristique du village et propose une belle démonstration du ruissellement des eaux calcaires. Elle rappelle par sa taille que Trôo a possédé jusqu’à 5 000 habitants. © Yanne Boloh
Surplombé par sa motte féodale, Trôo (Loir-et-cher) se lance vers le Loir en sept étages de surprises, de sa collégiale à la rivière, en passant par différents niveaux de maisons troglodytes.
Le Nord du Loir-et-Cher flirte avec la Sarthe, puisque la vallée du Loir est commune. Une bonne raison d’aller découvrir Trôo, 11 km après Poncé-sur-le-Loir, son château et son verrier.
Ce village sans équivalent a été homologué au label des Petites cités de caractère le 9 juillet dernier. S’étageant à flanc de coteau, Trôo affiche un caractère vraiment particulier.
Monter encore pour atteindre l’enceinte
Il faut un peu le mériter mais la commune a prévu de nombreux points de repos pour les visiteurs. Du bord du Loir au premier étage de maisons troglodytes, il faut compter 60 marches, puis 25 encore pour atteindre la Cave des vignerons. Aménagée par l’association des amis de Trôo dans une cave troglodyte à plusieurs salles qui hébergent les deux petits musées de la vigne et des objets anciens, elle propose une étape pour reprendre son souffle, boire voire grignoter.
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La butte féodale offre un point de vue exceptionnel sur la vallée du Loir. Yanne BOLOH
Il faudra monter encore pour atteindre l’ancienne enceinte et entrer dans le vieux village par la Porte de Sougé. Tourner à gauche vous conduira à une autre des attractions du village : le Puits qui parle, fruit de plusieurs légendes. On dit, par exemple, qu’une femme trop bavarde ne trouvait que lui pour faire écho à sa conversation. Les touristes s’amusent de cet écho, probablement lié à sa structure, plus large en bas qu’en haut.

Le village de Trôo se visite par ses escaliers et ses sentiers pentus. Yanne BOLOH
Le visiteur choisira ensuite soit de monter doucement vers la porte de Saint-Calais, autre ouverture dans la muraille, et de suivre la promenade des remparts, ou de revenir sur ses pas pour visiter la Collégiale Saint-Martin. La taille de cette dernière impressionne au vu de sa population actuelle, mais il faut se souvenir que le village a compté jusqu’à 5 000 habitants au Moyen Âge.

Le sculpteur Bourdelle a offret le monument aux morts à la commune après y avoir séjourné chez des amis. Yanne BOLOH
Sur sa droite, le monument aux morts de la Première Guerre mondiale a été offert par le sculpteur Antoine Bourdelle, qui a séjourné dans le village. Juste à côté se trouve l’entrée du petit chemin qui monte en spirale jusqu’au point culminant, la motte féodale avec son point de vue sur le Loir et toute la vallée. Une fois redescendu, la grotte pétrifiante reste le plus ancien point touristique du village malgré sa taille modeste.

L’église de Saint-Jacques des Guérêts, de l’autre côté du Loir, possède de magnifiques fresques murales. Yanne BOLOH
Toute proche, de l’autre côté du Loir, le village de Saint-Jacques-des-Guérets possède une église du XIIe siècle qui vaut le détour avec ses fresques murales.