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En difficulté, le groupe Royer, acteur historique de la chaussure en France, repris par Chausséa : 140 licenciements... |
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Le siège du groupe Royer, à Fougères, le 18 mars 2026. © Ouest-France
Placé en redressement judiciaire depuis octobre 2025, le groupe Royer, dont le siège historique est à Fougères (Ille-et-Vilaine) et qui emploie encore 187 salariés en France, va être repris par le groupe français Chausséa. Plus de 140 licenciements sont envisagés. Seuls le site de Cholet (Maine-et-Loire), où une quinzaine de salariés sont conservés, et la maison-mère en Bretagne, subsistent.
C’est une décision historique pour le groupe Royer, ancien géant de la chaussure basé à Fougères (Ille-et-Vilaine). En grande difficulté, le groupe avait été placé en redressement judiciaire à l’automne 2025. Mercredi 18 mars 2026, le tribunal de commerce de Rennes a acté sa reprise par Chausséa, un groupe français lui-aussi spécialisé dans la distribution de chaussures.
Plus de 140 salariés perdent leur emploi dès demain jeudi
La reprise de ce groupe historique, créé en 1945 et qui détient toujours les licences pour des marques comme Kickers au Chevignon, s’accompagne d’un plan massif de licenciements. Sur les 187 salariés de Royer, seuls 45 sont repris par Chausséa. Plus de 140 salariés vont ainsi perdre leur emploi à partir de demain, jeudi 19 mars, jour d’entrée en vigueur de l’accord de reprise.
Les sites d’Arques (Pas-de-Calais), où travaillent quinze salariés, ainsi que celui de Sèvres (Hauts-de-Seine), seront fermés. Seuls le site de Cholet (Maine-et-Loire), où une quinzaine de salariés sont conservés, et la maison-mère de Fougères subsistent. Sur la centaine de salariés de ce site, seuls 29 d’entre eux vont conserver leur emploi.
Le « choc » pour les salariés
Pour Hervé Frandeboeuf, délégué CFDT, cette reprise est synonyme de grosse tempête avec d’importants dégâts salariaux
. Il explique que la situation est très compliquée pour les salariés. Beaucoup espéraient qu’un repreneur puisse reprendre davantage de personnes, regrette-t-il. Pour eux, c’est le choc.
Le syndicat a pourtant émis un avis favorable au projet de reprise. Mieux vaut conserver 45 emplois que zéro, ajoute Hervé Frandeboeuf. C’est terrible, mais nous sommes obligés d’accepter l’offre.
Huit boutiques fermées
À noter que les huit boutiques Kickers détenues par le groupe Royer, notamment à Angers, Lille, Paris ou Toulouse, ont fermé leurs portes mercredi 11 janvier.