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Écommoy. Eric Viot dédicace son livre sur l’histoire du commandant Frédéric Wolff... |
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Eric Viot sera en séance de dédicace à Écommoy samedi. © Le Maine Libre
Eric Viot, auteur du livre « Sauver mes hommes », sera en séance de dédicace samedi prochain de 9 h 30 à 13 heures et de 14 heures à 18 heures à l’Hyper U d’Écommoy. Il y présentera son livre sur le seul officier supérieur fusillé pour l’exemple, le commandant Frédéric Wolff.
Le Maine Libre : Quel est votre engagement vis-à-vis du sujet de votre livre ?
Eric Viot : « Je suis membre d’une association de recherches et d’études sur la vie des Bretons pendant la guerre.
Je milite pour la réhabilitation collective des fusillés de la première guerre mondiale et j’ai été entendu dans le cadre de la dernière proposition de loi de réhabilitation de ces fusillés, adoptée à l’assemblée nationale en janvier 2022 mais rejetée au Sénat en février de l’année suivante. »
Qui était Frédéric Wolff, et comment cet officier supérieur de 45 ans a-t-il pu finir sous les balles françaises ?
« Le commandant Frédéric Wolff, malgré son statut d’officier supérieur dans l’armée française, n’a pas échappé à cette injustice expéditive qui a envoyé au poteau des centaines de soldats français.
Fusillé le 1er septembre 1914, le jour de son passage devant le conseil de guerre, il a justifié la faute qui lui était reprochée par le fait que c’était le seul moyen de sauver ses hommes.
J’ai retracé son parcours depuis sa naissance jusqu’à sa mort ainsi que toute la période pendant laquelle ses proches ont tenté d’obtenir sa réhabilitation. »
« Comment avez-vous travaillé sur le sujet ? »
« J’ai travaillé à partir de son dossier de justice, de son dossier personnel, d’articles parus et d’un dossier sur les exhumations clandestines. Le corps de Frédéric Wolff, enterré dans un verger à proximité de l’endroit où il avait été fusillé, a été exhumé en 1920 par une mystérieuse dame en noir ».
« Qui était cette mystérieuse dame en noir ? »
« L’étude de tous ces documents m’a permis de répondre à cette question. Je laisse la primeur à mes lecteurs ».