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Écommoy. En forêt, on se forme à la biodiversité... |
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Les propriétaires ont notamment pu en apprendre plus sur l’utilité des mares forestières, avec François-Marie Bouton, de la LPO (7e à gauche). © Le Maine Libre
Une formation de trois jours, sur le thème de la biodiversité, était proposée à l’échelle régionale aux propriétaires forestiers ces jours derniers.
Jean de Falandre, animateur de la charte forestière au centre national de la propriété forestière et à la communauté de communes de l’Orée de Bercé-Belinois qui relayait l’événement sur le territoire, relève : « Cette formation, qui a permis à vingt propriétaires venus de différents secteurs des Pays de la Loire de voir le travail réalisé en Sarthe dans ce domaine, a bénéficié de l’intervention de plusieurs spécialistes, comme Patrick Blanchard, ingénieur du centre régional de la propriété forestière, François-Marie Bouton, de la LPO, et quelques autres scientifiques. »
Vendredi, la première journée a réuni participants et formateurs au lieu-dit L’épine, à Saint-Ouen-en-Belin. Au menu du jour : comment prendre en compte la biodiversité en forêt ? Ce thème ne compte pas moins de dix critères. Et ce n’est pas un hasard si le bois de l’Epine a été choisi comme lieu d’observation : trois mares forestières y ont été réactivées par les propriétaires, Anne et Lionel Hubert. Ce dernier, présent, évoque le gros travail effectué sur la parcelle qui s’étend sur 17 hectares et ne compte pas moins d’une dizaine d’essences d’arbres, durant les dix dernières années : « Nous avons financé la restauration de la mare existante ainsi que la création de deux autres. On a creusé pour enlever la vase et dégagé autour pour leur donner de la lumière. C’est important pour la biodiversité : ça permet aux hérissons, insectes, grenouilles, reptiles, oiseaux, de retrouver un habitat, et nous laissons aussi le bois mort au sol pour les insectes. La forêt vit mieux ainsi. »
Jean de Faldandre confirme : « C’est un bel exemple, complet, de l’application de ce qui a été vu en salle ce matin. L’Épine est un lieu protégé, ou il y a très peu de chasse, les animaux y sont tranquilles, et le mode de culture à couvert continu (pas de coupe rase) favorise la régénération naturelle, il y a plusieurs strates d’arbres, de rampant à 25 ou 30 mètres de hauteur. »
Qui plus est, les propriétaires ont fait mieux encore : « Nous avons mis en culture, pour eux, un hectare qui se trouve sous ligne à haute-tension (nous avons une convention avec RTE), ils ont ainsi du maïs et du sarrasin à profusion. »