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Échange tendu avec Apolline de Malherbe : Gérald Darmanin « regrette » mais ne s'excuse pas... |
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Gérald Darmanin à Paris, le 5 février 2022. © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Invité sur le plateau de LCI jeudi 10 février, Gérald Darmanin est revenu son échange tendu avec Apolline de Malherbe deux jours plus tôt. Face à Ruth Elkrief, le ministre de l’Intérieur a refusé de reconnaître avoir eu des propos « sexistes et misogynes ».
Critiqué pour ses propos lors d’un échange tendu avec Apolline de Malherbe, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a déclaré jeudi 10 février sur le plateau LCI qu’il « regrettait », sans pour autant s'excuser ni reconnaître avoir eu des propos « sexistes ou misogynes ».
« Evidemment si quelqu'un se sent blessé, je le regrette profondément », a déclaré le ministre de l’Intérieur, longuement interrogé par Ruth Elkrief.
?? Sur les propos polémiques
— LCI (@LCI) February 10, 2022
???@GDarmanin
"C’était une interview tendue qui empêche de parler du fond. Sans doute des deux côtés. On a échangé, on se voit la semaine prochaine. Si quelqu'un est blessé, je le regrette mais il ne faut pas chercher le buzz."
??#RuthElkrief2022 pic.twitter.com/ge4hIaHGPD
Tout était parti d’une question d’Apolline de Malherbe qui demandait à Gérald Darmanin si l’exécutif ne s’était pas « réveillé un peu tard », avec l’annonce par Emmanuel Macron d’une loi sur la sécurité intérieure dans les derniers mois du quinquennat.
« Calmez-vous Madame, ça va bien se passer »
« Non mais vous vexez pas, calmez-vous Madame, ça va bien se passer », avait-il enchaîné alors que la journaliste protestait en considérant que ce n’était « pas une réponse » mais « presque une offense ».
Les propos de Gérald Darmanin ont provoqué de vives critiques de l’opposition en pleine campagne présidentielle. « 'Ça va bien se passer', c’est une expression populaire. Je l’utilise de très nombreuses fois à l’Assemblée Nationale », s’est défendu le ministre, en assurant que son ton « n’était pas misogyne ».
Gérald Darmanin a refusé de reconnaître que ses propos ainsi que son ton étaient sexistes ou misogynes mais Ruth Elkrief n'était pas de cet avis : « non, le ton que vous avez utilisé était condescendant, était sexiste, était jugé misogyne ».
La journaliste a rappelé au ministre que cette expression était « très violente » et qu'elle pouvait faire « surgir des souvenirs ou des moments très traumatisants chez les femmes ».
?? #Darmanin : "pas de ton sexiste ou misogyne"
— LCI (@LCI) February 10, 2022
??? @GDarmanin
""Ça va bien se passer" c’est une expression populaire. Je l’utilise à l’Assemblée Nationale notamment face à @Ugobernalicis. J’étais dans le ton d’une interview tendue."
?? #RuthElkrief2022 / @ruthelkrief pic.twitter.com/SDGKNZMZDo
« C’était une interview tendue qui empêchait de parler du fond », a-t-il poursuivi, ajoutant avoir appelé Apolline de Malherbe. « On a échangé, on doit se voir la semaine prochaine ».