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Des histoires vraies contées dans cette résidence... |
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L’histoire du facteur Cheval est la première contée à la résidence René-Hulot. © Le Maine Libre
Deux comédiennes de la compagnie Abrakadabrak sont venues à la résidence René-Hulot de Changé (Sarthe) pour conter deux histoires vraies, celle du facteur Cheval et celle du mouchoir en tissu.
Basée à Sargé-les-Le Mans, la compagnie Abrakadabrak est composée de trois membres qui veulent promouvoir les arts de l’oralité, en particulier le conte, et privilégier la transmission d’œuvres auprès du public.
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En première partie était racontée l’histoire de Ferdinand Cheval, habitant de La Drôme. Il a quitté l’école au décès de sa maman et commencé sa carrière professionnelle comme mitron dans une boulangerie à l’âge de 12 ans.
Il voulait que son palais lui survive
À travers son histoire, c’est l’occasion de traverser les évolutions comme l’arrivée de la locomotive à Saint-Étienne. Catherine Moreau s’est mise dans la peau du personnage.  À 30 ans, je suis embauché comme employé de poste. Mes collègues me surnomment facteur Cheval. Ma tournée à pied aller-retour faisait 30 km. J’aime la nature, plus que les humains. À travers les cartes postales, je vois des monuments, je voyage.Â
Lors de sa tournée, il trouve une pierre. Petit à petit avec sa brouette Philomène, il ramène des pierres. Il demande à son cousin de Marseille de lui faire parvenir des coquillages. Il construit trois colonnes représentant des personnages illustres, accroche des ardoises.  La vie sans but est une chimère.Â
Il voulait que son palais lui survive.  Ce n’est pas le temps qui passe, c’est nous.Â
En 1915, 45 ans après sa mort, le palais est classé monument historique. L’occasion pour les résidents de parler d’autres personnes qui ont construit.
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Le mouchoir en tissu
 Les premières traces du mouchoir en tissu date de 3 000 ans en Chine, pendant la dynastie ShangÂ
, commence Régine Blondeel.  Il y a 2 000 ans, chez les Romains, on l’appelait sudaruim. Il pouvait être porté sur la tête, un accessoire pour s’essuyer la bouche et aussi posé devant la bouche.Â
Son utilisation s’est ralentie avec la venue du mouchoir en papier.
À savoir qu’Anne-Sophie Housseau, responsable de la résidence René-Hulot, a ouvert la représentation aux habitants de la résidence intergénérationnelle du Gué-Perray. Trois étaient présents accompagnés de Françoise Georges, responsable de la maison de quartier du même nom.