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Des collégiens sans prof de chimie depuis la rentrée à Sablé-sur-Sarthe : les parents s’impatientent... |
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L’accueil du collège Pierre-Reverdy, à Sablé-sur-Sarthe. © Ouest-France
Il manque un professeur de physique-chimie au collège Pierre-Reverdy depuis la rentrée de septembre 2023, à Sablé-sur-Sarthe. Près de 120 élèves prennent du retard dans la matière, alors que certains passent le brevet en fin d’année. Ce qui inquiète les parents.
Ils sont plusieurs parents d’élèves à tirer la sonnette d’alarme. Quatre mois après la rentrée scolaire, un professeur de physique-chimie manque toujours à l’appel au collège Pierre-Reverdy, l’un des deux collèges publics de Sablé-sur-Sarthe. D’après nos informations, près de 120 collégiens pâtissent de la situation : trois classes de quatrième et deux classes de troisième.
C’est particulièrement problématique pour les plus grands, avec la perspective du brevet en fin d’année et l’entrée au lycée. La physique-chimie entre dans le calcul du contrôle continu et fait partie des matières qui peuvent tomber à l’examen lors des épreuves écrites scientifiques, avec la SVT et la technologie.
Pénurie de candidat
« Il y a quand même deux chances sur trois de tomber dessus, s’inquiète un papa. En attendant, un autre professeur de physique-chimie se débrouille pour donner quelques notions en distribuant des feuilles. Mais on en est à croiser les doigts. Ce n’est pas comme ça que je conçois l’Éducation nationale. »
Avec d’autres parents, il a tenté de solliciter le rectorat de l’académie, à Nantes (Loire-Atlantique), en quête d’une solution. « Il reste sourd », regrette-t-il. L’encadrement du collège, qui subit tout autant la situation, n’a pas eu beaucoup plus de succès. Pour cause : la division des personnels enseignants n’arrive pas à trouver de candidat pour occuper ce poste vacant.
« Le service est toujours en recherche active », indique le rectorat à Ouest-France. Une annonce a été postée sur le site de Pôle emploi pour un « poste de professeur(e) contractuel(le) en sciences physiques » avec un contrat de neuf mois et dix heures de travail par semaine. Mais elle n’a donné aucun résultat jusqu’ici.
Alors, forcément, les parents s’impatientent et montent en pression. Certains laissent entendre qu’ils pourraient mener d’autres actions à la rentrée de janvier pour secouer le cocotier.