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Depuis plus de 50 ans, ce Sarthois est passionné par les oiseaux... |
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Jean Couret veille au bon état sanitaire des oiseaux participant à la bourse de Saint-Ouen-en-Belin. © Ouest-France
Jean Couret est un passionné d’oiseaux. Éleveur de diamants à longue queue, il est aussi président de l’association amateur ornithologie protection 72 de Saint-Ouen-en-Belin (Sarthe). Il tire un bilan de l’exposition qui s’est déroulée le 20 octobre 2024.
Jean Couret est président de l’Association amateur ornithologie protection 72 de Saint-Ouen-en-Belin (Sarthe). Ce passionné de l’élevage et de la préservation des diamants bavette longue queue de Heck veille au bon déroulement de l’expo-bourse aux oiseaux, qui a eu lieu dimanche 20 octobre 2024.
Quel bilan tirez-vous de cette bourse aux oiseaux ?
Des canaris en passant par les mandarins, des petits exotiques et différentes variétés de perruches, ce sont plus de 350 volatiles qui ont occupé les cages des seize éleveurs passionnés présents. C’est un bon résultat, mais l’objectif est d’abord de conseiller les visiteurs sur l’élevage et les soins à apporter aux oiseaux en captivité. Nous veillons aussi à l’observation de la réglementation en vigueur. Les documents de chaque oiseau sont contrôlés par un vétérinaire.
À quand remonte votre passion pour les oiseaux ?
Quand j’étais encore écolier, j’ai appris à nourrir des pigeons et des tourterelles tombés de leur nid et à laisser partir les oiseaux capables de se débrouiller dans la nature. Je fais partie de l’Association amateur ornithologie protection 72 (AAOP) depuis cinquante-deux ans, d’abord en tant que simple adhérent jusqu’à en devenir le président.
Quel est le rôle de l’association ?
Notre association installe des nichoirs pour protéger les mésanges bleues ou charbonnières de leurs prédateurs que sont les chats. L’AAOP organise deux sorties consacrées à la visite des nichoirs. Ils doivent être suffisamment hauts et l’entrée suffisamment étroite pour interdire aux geais de manger les œufs.
Quel est votre constat sur la population des oiseaux de nos contrées ?
Nous avons observé malheureusement que la population des hirondelles diminue. Leurs habitats sous les toits sont plus souvent occupés par des martinets ou des mésanges à longues queues. Quant aux oies bernache, elles ont tendance à faire fuir les canards de nos lacs et de nos étangs.
Vous êtes aussi un « passeur » de savoir.
J’aime à raconter la vie de nos rouges-gorges, qui semblent avoir élu domicile permanent dans les jardins. Les propriétaires croient les reconnaître chaque saison à la période de la ponte. Ce n’est pas le cas. Le rouge-gorge vit rarement plus d’une année. Mais qu’ils se consolent, c’est sûrement un de leur petit qui a pris la place.