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De Commequiers à Divatte-sur-Loire, le patrimoine des Pays de la Loire se dévoile... |
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Le château de Commequiers. © archives Ouest-France
Voici cinq coins des Pays de la Loire à découvrir ou redécouvrir à l’occasion des Journées du patrimoine, samedi 18 et dimanche 19 septembre.
Après une édition tronquée en raison de la crise sanitaire, les Journées du patrimoine reviennent les 18 et 19 septembre 2021.
Sélection dans les Pays de la Loire de cinq sites sélectionnés par la Fondation du patrimoine pour le loto de la Mission Stéphane Bern, mais tous ne sont pas ouverts ce week-end.
Le château de Commequiers
À Commequiers subsiste l’un des derniers châteaux féodaux à huit tours encore debout en France. Construit à la fin du XVe siècle, l’édifice a été racheté dans les années 1970 par la municipalité qu’il l’a confié à l’association des Amis du Vieux château. Depuis, les bénévoles ont à cœur de le mettre en valeur, notamment aux travers de la manifestation des Médiévales tous les premiers week-ends d’août depuis les années 1990.
En 2018, le château a pu bénéficier de 55 000 € du Loto du patrimoine, lancé par Stéphane Bern. « Une source de financements qui nous a bien mis le pied à l’étrier pour avoir ensuite d’autres aides », indique Jérémie Barbeau, vice-président des Amis du Vieux château. En octobre 2020, s’est achevée une première phase de travaux d’un budget de près de 300 000 € qui a restauré les parties les plus abîmées. Mais d’autres travaux restent à faire.
Samedi 18 septembre, visites guidées de 10 h à 18 h et dimanche 19 septembre, de 10 h à 17 h.
Lassay-les-Châteaux, une forteresse médiévale presque intacte

Le château de Lassay-les-châteaux, en Mayenne, est à découvrir pour les journées du patrimoine. Ouest-France
Dans le centre de Lassay-les-Châteaux, un château « spécial, car datant d’une seule et même époque » attire les curieux. Construit en 1458 dans sa forme actuelle, il est riche de son histoire.
« Sa forme médiévale est intacte, parce qu’il n’a jamais été détruit et a toujours été entretenu depuis 550 ans », précise Cécilia de Montalembert. Avant d’appartenir à sa famille, le château de Lassay a vécu sous les Vendome et les Madaillan. Les guerres de religion puis la révolution ont eu raison de leur propriétaire.
Entre ces fabuleuses histoires de transmissions et d’aménagements au fil des époques, la visite se dote de nouveautés au fil du temps. Cette année, la tour Lavoisier, « qui a gardé le crépi du XVe siècle, ce qui permet de voir les conditions de vie de la garnison à l’époque » est à découvrir. Et en bas, la fausse braie. « Un ouvrage de défense qui vient d’être restauré », précise la propriétaire. L’espace était fermé depuis 50 ans.
Château de la Berrière à Divatte-sur-Loire

Le château de la Berrière ouvre ses portes pour les journées du patrimoine. Bascher
« C’est un château qui n’en met pas plein la vue, un ensemble exceptionnel et cohérent où on se sent bien. » Ainsi parle Régis Ribet, architecte du patrimoine. Il se tient au chevet du site de la Berrière depuis 2015 pour le compte de la famille de Bascher, propriétaire des lieux. Face aux vignes, le logis du XVIIIe a fière allure avec ses douves en eau, son four à pain, son pigeonnier, son vivier, son rare pédiluve pour les chevaux, sa chapelle… Ces éléments architecturaux, de différentes époques, demandent des soins.
Grâce à la mission Bern en 2018, le château, inscrit aux monuments historiques depuis 2011, a pu bénéficier de 43 000 € de dons, ainsi que du soutien de la Drac, du Département, de la Région et de l’association des Amis de la Berrière. Sur 200 000 € de travaux, 184 000 € ont pu être financés. Ce week-end, c’est l’occasion de pouvoir apprécier, notamment, la restauration de la grange, du préau, de la fuie, des corniches et balcons du bâtiment principal.
Le château de la Berrière à Divatte-sur-Loire (entre Nantes et Ancenis) est ouvert au public samedi et dimanche de 10 h à 19 h.
Le manoir de la Renolière, rescapé des colonnes infernales
La bâtisse s’élève sur les hauteurs de La Séguinière, près de Cholet (Maine-et-Loire), depuis, à tout le moins, le XVIe siècle et le règne de François Ier. Le manoir de la Renolière présente aujourd’hui une forme en fer à cheval. Au centre, restauré en 1753, un logis, dit Vendéen, témoignage de l’architecture typique des Mauges. Mêlant terre, argile granit, brique, chanvre et chaux, il est flanqué de deux ailes désaffectées.
Rescapé de la guerre de Vendée et des incendies des colonnes infernales républicaines dans les premiers mois de 1794, le manoir peut donc présenter une aile droite forte d’une galerie à colonnade d’inspiration italienne. Propriété, depuis 2014, de la famille Gantois, il est en passe d’être restauré, grâce, notamment, au fond de la Mission Stéphane Bern. En 2022, le lieu devrait ainsi ouvrir un centre d’accueil de jour pour autistes adultes.
Le manoir n’est pas ouvert lors des Journées du patrimoine 2021, mais le lieu peut se visiter sur rendez-vous. Contact : 06 62 45 98 09.
Le manoir de Verdigné, dans la Sarthe

Le manoir de Verdigné à Avesnes-en-Saosnois. Guillaume SALIGOT / OUEST-FRANCE
Le Manoir de Verdigné, à Avesnes-en-Saosnois, a été construit par Thibault Bouju entre 1560 et 1580. Ce noble l’a établi pour se protéger de ses ennemis. En effet, très impliqué dans les guerres de religions, il a participé au pillage de la cathédrale Saint-Julien-du-Mans, en 1562. Après être passée dans les mains de plusieurs familles, la demeure a été achetée par Charles et Philippe Gagnot, agriculteurs de profession. « Nous étions surtout intéressés par les terres ».
Pour les aider dans leur projet de rénovation de la bâtisse classée Monument Historique, les frères Gagnot sont épaulés parle Département, la Région, l’État, et la Fondation du patrimoine. Le projet de réhabilitation a été soutenu par le club Mécènes du patrimoine de la Sarthe, à hauteur de 12 000 € pour la réalisation des travaux sur le pavillon ouest. Désormais une collecte de dons est ouverte. Chaque année est dédiée à une partie du bâtiment. Le chantier 2020 était consacré à la salle du rez-de-chaussée du logis, celui de 2021, à la salle d’au-dessus, notamment, l’escalier et les fenêtres.
Les propriétaires annoncent qu’il n’y aura pas d’ouverture pour les Journées du Patrimoine.