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Covid-19. Salariés du médico-social et du sanitaire privé au Mans : « Nous sommes les oubliés »... |
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Le Mans, mardi 13 octobre 2020. Environ 150 personnes se sont rassemblées devant la Préfecture. Elles s’estiment être les oubliées du Ségur. © Photo Maine Libre-Denis LAMBERT
Ce mardi 13 octobre 2020 en début d’après-midi, environ 150 personnes se sont rassemblées devant la préfecture, au Mans, à l’appel de la CFDT. Des salariés des secteurs social, médico-social et du sanitaire privés qui sont en première ligne pendant cet épisode de Covid-19, et qui se disent oubliés.
Ils travaillent dans le domaine du handicap, du grand âge. Ils sont aides à domicile ou professionnels de la petite enfance. Tous disent être les oubliés du Ségur : Nous sommes en première ligne nous aussi depuis cette crise sanitaire, et nous n’avons rien reçu
, déplore Marie-Christine Rétif, déléguée syndicale CFDT de l’association hygiène sociale de la Sarthe.
Alors, ce mardi 13 octobre 2020, en début d’après-midi, un rassemblement a été organisé, à l’appel de la CFDT santé-sociaux et Interco Sarthe, devant la préfecture de la Sarthe, au Mans. Environ 150 personnes y ont participé, en mettant en avant ce slogan : Et nous ?
« Qui va absorber la crise ? Encore vous »
Lors de ce mouvement, ils ont dénoncé des disparités, entre ceux qui bénéficient de cette loi Ségur, et ceux qui n’ont rien obtenu. Pendant le confinement, où étaient les enfants des soignants ? Avec vous, les professionnels de la petite enfance
, a indiqué Marie-Christine Rétif, lors d’une brève prise de parole. De même : Où étaient les adultes et les enfants en situation de handicap ? Avec vous les professionnels du handicap.
Elle a poursuivi : une crise sociale menace la France. Qui va absorber la crise ? C’est encore vous. Les sanitaires des secteurs social, médico-social et sanitaire privé ont été en première ligne, au même titre que l’hôpital, durant la crise. L’absence de reconnaissance, ça suffit.
Trois revendications
La CFDT santé-sociaux revendique ceci : Que tous les salariés inclus dans le champ d’application du Ségur de la santé bénéficient des mesures salariales,
que les 183 € nets soient indexés sur la valeur du point et sans conditions de financement ou autre, et
que les revalorisations à venir des filières soignantes, médico-techniques et rééducatives se traduisent, elles aussi, dans le privé.
À l’issue du rassemblement, une délégation a été reçue en préfecture. Ce mercredi 14 octobre à 10 heures, des représentants syndicaux ont rendez-vous à l’ARS (Agence régionale de santé).