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Courgenard. L’agneau de Pâques a la cote... |
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Dans l’exploitation agneau et brebis porteuse de toutes les attentions. © Le Maine Libre
S’il existe une tradition culinaire le week-end de Pâques, c’est certainement de retrouver dans son assiette le traditionnel gigot d’agneau. Alors l’agneau de Pâques a-t-il encore la cote ?
Samedi dernier, lors de la troisième édition de son marché de producteurs locaux réunissant une dizaine de producteurs, Marion Dolléans, éleveuse de moutons à l’EARL Dolléans, confirmait le retour à la mode de cette viande peu grasse et très tendre. « La viande d’agneau a souffert de préjugés et de mauvaise réputation. Autrefois, sa consommation a été confondue avec celle du bélier ou de la brebis, viande très grasse et au goût très prononcé » explique l’éleveuse. « Aujourd’hui, nos agneaux partent de l’exploitation pour être consommés à l’âge compris entre quatre et six mois, ce qui leur confère des qualités gustatives exceptionnelles. »
Entre 250 et 280 agneaux sont élevés et valorisés sur l’exploitation chaque année. Depuis le Covid, la mise en avant des circuits courts et la valorisation du produit ont permis à l’agneau de redorer son blason. « Toute notre production est vendue sur l’exploitation, très peu par le groupement », ajoute Marion Dolléans.