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Courdemanche. « Nous aimerions organiser la restauration scolaire selon des circuits plus courts »... |
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Natacha Longeray présidente du Sivos, adjointe à la mairie de Courdemanche © Le Maine Libre
Présidente du Sivos de la Vallée des Moulins de l’Étangsort et adjointe au maire de Courdemanche, Natacha Longeray propose de recentrer le service de restauration scolaire au niveau local.
« Le Maine Libre » : Vous évoquez un éventuel projet de restauration scolaire en circuit court, qu’en est-il ?
Natacha Longeray : « Depuis plusieurs années, nous réfléchissons avec les élus du Sivos à transposer la restauration scolaire dans un circuit plus court, tout en offrant un service de qualité et compétitif. Nous avons décidé dans le cadre des marchés publics de consulter plusieurs prestataires. Notre contrat avec Convivio devait s’arrêter en juillet 2020 ».
Quelles sont vos pistes ?
« Après le retour des prestataires, j’ai proposé en octobre à mes collègues de faire confectionner les repas en local par le Jesthia, le restaurant du village tenu par Katia Rocher. Les nouveaux élus ont demandé un temps de réflexion pour bien appréhender le projet et savoir sa faisabilité pour le restaurateur local. Il a été convenu de nous revoir en novembre. En novembre c’est la restauratrice qui a demandé un temps de réflexion pour finaliser le projet. Katia Rocher va devoir investir dans une liaison froide pour véhiculer les repas et le Sivos dans des étuves pour réceptionner les repas et des fours pour réchauffer. Katia Rocher nous propose une facturation du repas à 3,60 €. Nous avons donc décidé de poursuivre le marché avec Convivio jusqu’à la fin de l’année scolaire ».
Quand allez vous arrêter votre décision ?
« En janvier, nous allons statuer sur la réalisation de la prestation avec le Jesthia ou le statu quo, car nous devons être prêts pour la rentrée 2021. La philosophie du projet est d’investir dans l’économie locale sans pénaliser les familles ni les communes, donner du sens et concrétiser les circuits courts qui sont d’actualité, mais difficile en réalisation, souvent par manque de volonté. Et ce projet n’est pas neutre car c’est un emploi à temps plein qui serait créé par Katia Rocher et nous participons à la diminution de l’empreinte carbone ».