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Coronavirus. Sarthe : la pharmacienne fait aussi de la pédagogie... |
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Martine Bracquemont, pharmacienne à Courdemanche, n’hésite pas à faire de la pédagogie auprès de ses clients. © Le Maine Libre
Martine Bracquemont, pharmacienne à Courdemanche (Sarthe), n’est pas d’un naturel alarmiste. Pourtant, elle n’a pas attendu les mesures de confinement pour expliquer les bonnes pratiques à adopter.
Martine Bracquemont, pharmacienne, n’est pas d’un naturel alarmiste. Pourtant, dès ce lundi 16 mars 2020 pour tenter d’endiguer l’évolution de la pandémie, elle a mis en place, dans son officine, de nouvelles pratiques. En tant que professionnels, on s’est regroupé en équipe de soin primaire. On s’est retrouvé jeudi 12 mars 2020 pour la mise en place de dispositifs qui évolueront en fonction l’épidémie
, explique la pharmacienne. C’est ainsi que, dès ce lundi 16 mars, dans ce petit village de 600 âmes situé dans la campagne du sud Sarthe, la pharmacie a adopté de nouvelles pratiques, à commencer par le port de masque. Ces masques protègent le personnel soignant et matérialisent la gravité de la situation. Quand on sait que le coronavirus pourrait toucher entre 50 % et 70 % de la population et qu’il pourrait faire 2 % de morts. Alors, oui, il y a de quoi s’inquiéter. Il faut mettre des choses en place…
, explique la pharmacienne, pour qui la mise en place du confinement était une urgence. À Courdemanche, la pharmacienne n’hésite à expliquer, à faire de la pédagogie auprès des clients. On doit expliquer aux gens qu’ils ne doivent pas se faire la bise, qu’ils doivent se tenir à un mètre les uns et des autres.
Un petit écriteau à la porte explique la conduite à tenir : En raison du contexte actuel, nous n’acceptons que deux personnes en même temps dans la pharmacie
. Les gens doivent alors attendre dehors. On demande aux personnes de limiter leurs déplacements
, ajoute Martine Bracquemont. Il faut que les personnes restent chez elles. C’est important
, martèle-t-elle. Ça n’empêche pas d’aller se promener dehors. À la campagne, on a la chance d’avoir un jardin, une cour pour permettre aux enfants de se défouler.
La pharmacie de la petite commune constate également une charge supplémentaire de travail
. Les gens appellent pour demander si on a des masques et du gel hydroalcoolique.
À Courdemanche, on n’a plus de gel depuis longtemps. Se laver les mains avec du savon, ça vaut un gel
, affirme Martine Bracquemont. Quant aux masques, elle les garde pour le personnel soignant, sans savoir si elle en aura assez pour tenir.