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Contre les larves qui ravagent la pelouse du stade, ils utilisent… des vers « alliés du jardin »... |
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À La Flèche (Sarthe), des travaux de réfection ont été nécessaires au stade de Montréal après que des larves s’en soient prises à la pelouse. © Ouest-France
Inutilisable plusieurs mois, le stade Montréal à La Flèche (Sarthe) a été victime d’une attaque de larves qui ont ravagé la pelouse. Pour y mettre fin, la mairie a dû recourir à un procédé étonnant. Explications.
Les causes sont difficiles à identifier mais les conséquences sont bien visibles. Depuis cet été et pour encore plusieurs semaines, le Racing club fléchois, le club de football de La Flèche (Sarthe), est privé de son terrain principal, le stade Montréal, en centre-ville. « Conséquence de la sécheresse ? Du réchauffement climatique ? Des pics de chaleurs ?, s’interroge dans En Flèche , le magazine municipal, Stéphanie Ritouet, directrice du service sport, culture et vie associative de la Ville. C’est difficile à dire. Toujours est-il que les larves ont mangé les racines du gazon et que celui-ci a été totalement détruit. »
Une méthode surprenante
La coupable ? « La larve de la tipule (un cousin), sorte de petit asticot gris, qui vit dans le sol où elle se nourrit de racines », explique la Ville qui a lancé les travaux de réfection de la pelouse. « Première étape : enlever le gazon mort et aérer le terrain pour faire remonter les larves. Puis du sable a été déposé en surface avant d’introduire des nématodes, des petits vers alliés des jardins, capables d’éliminer le ravageur. Avant, enfin, de réensemencer et de laisser le temps à la pelouse de repousser. » Une méthode surprenante mais écologique et qui devrait faire ses preuves. La commune espère ainsi que le stade aura entièrement retrouvé de sa superbe d’ici début 2026.