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Conduire avec un gendarme sur le parking : une première expérience au volant pour ces collégiens... |
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Première chose en montant dans la voiture après avoir réglé le siège : attachez sa ceinture ! Le major Lacroix veille. © Ouest-France
Durant deux semaines, les gendarmes de l’Escadron départemental de sécurité routière (EDSR), avec le soutien de Groupama, visitent quatre collèges de la Sarthe dans le cadre de l’opération « 10 de conduite jeune. » Ils étaient dans l’établissement Pierre-Reverdy de Sablé-sur-Sarthe, du lundi 23 au mercredi 25 septembre 2024.
L’espace de trois jours, entre lundi 23 et mercredi 25 septembre 2024, le parking du collège Pierre-Reverdy de Sablé-sur-Sarthe s’est transformé en centre d’essais routiers. Dans le cadre de l’opération « 10 de conduite jeune », menée en partenariat avec l’assureur Groupama, la Gendarmerie nationale est venue parler de sécurité routière à des élèves de Troisième.
Un public qui, dans quelques semaines, sera concerné par la possibilité de passer l’examen du Code de la route mais aussi de débuter la conduite accompagnée. L’intervention des militaires cumule théorie et pratique. Les gendarmes sont venus pour ça avec deux Renault Clio mises à disposition par Groupama.
« Certains prennent beaucoup d’assurance »
Le major Lacroix et la gendarme Kelly Tezé accompagnent les collégiens au volant. « Au départ, il y a de l’appréhension, reconnaît Kelly Tezé. Et puis il y a un gendarme à leur côté. Ils ont peur de ne pas y arriver. » Au bout de la deuxième séance, les jeunes prennent en main les véhicules dotés d’une boîte automatique et se montrent plus ou moins à l’aise dans les petits exercices. « Certains prennent même beaucoup d’assurance et je leur rappelle que ce n’est pas négociable de jouer avec l’accélérateur », raconte, avec le sourire, la militaire.

Le parking du collège Pierre-Reverdy de Sablé-sur-Sarthe a été transformé pendant trois jours en piste d’essais pour les 3es de l’établissement. Ouest-France
Côté théorie, c’est Dylan Schmitt qui officie. Le gendarme joue la carte de l’échange. « Les enfants sont réceptifs, on essaie de les faire réfléchir. Ils ont une autre vision, parfois déformée, explique ce membre de la brigade motorisée du Mans. On essaie d’apporter du concret. » Il encourage les collégiens à s’inscrire, quand ils le peuvent, en conduite accompagnée, « pour acquérir de l’expérience. »
Au jeu des questions sur le Code de la route, il dégonfle l’ego des ados. « Vous n’aurez pas la moyenne aux questions. Je le sais car vous n’avez aucune expérience. » Le discours se veut franc et direct. Au cours de l’année, les jeunes devront aussi satisfaire à l’examen pour obtenir l’attestation scolaire de sécurité routière (ASSR) niveau 2. Cette opération est un pas de plus.