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Cinéma. Le film « Eugénie Grandet » tourné au Mans, sort le 29 septembre... |
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Après « La malédiction d’Edgar » et « L’échange des princesses », Marc Dugain a renoué avec le film historique. © Archives
En février 2020, l’écrivain-réalisateur Marc Dugain s’installait quelques jours dans le Vieux Mans pour tourner son adaptation d’« Eugénie Grandet » d’Honoré de Balzac. Le film sera sur les écrans le 29 septembre.
Olivier Gourmet, Valérie Bonneton, Joséphine Japy et César Domboy, tel est le casting réuni par Marc Dugain dont la cinquième réalisation cinématographique adapte « Eugénie Grandet », roman d’Honoré de Balzac paru en 1834.

Valérie Bonneton et Joséphine Japy, en héroïnes balzaciennes malmenées par Félix Grandet. archives Denis LAMBERT
Si l’histoire se situe à Saumur, Marc Dugain, séduit par le décor du Vieux Mans avait choisi de délocaliser certaines scènes, faisant alors l’éloge d’une cité Plantagenêt « parfaite pour un film historique. » En cette fin février 2020 donc, juste avant que ne tombent les mesures du premier confinement, il avait posé ses caméras dans la Grande rue et à l’intérieur de la cathédrale.
Le réalisateur également auteur de l’adaptation, nous avait alors expliqué ce qui l’avait séduit dans ce roman Balzacien. « J’ai vu le côté très actuel d’Eugénie Grandet, ce que ce roman disait de la condition féminine, du poids du patriarcat qui écrase encore de nombreuses femmes dans le monde. Presque parvenu à la fin du tournage, c’est même mieux que ce que j’imaginais. Cette jeune fille enfermée dans les enjeux financiers et de pouvoirs, arrive paradoxalement à l’émancipation grâce à l’avarice de son père. »

Dans la cathédrale du Mans, Olvier Gourmet alias Félix Grandet admoneste sa fille Eugénie jouée par Joséphine Japy. archives
Dans ce volet de la Comédie humaine, Balzac montre l’emprise de Félix Grandet sur les siens. L’avarice du richissime homme d’affaires saumurois le pousse à sacrifier le bonheur de sa fille Eugénie. Dans le rôle de Grandet, Olivier Gourmet joue la névrose tout en finesse. « J’aime la façon dont Marc Dugain met au jour la puissance de l’argent au point de pervertir un homme jusqu’à la déraison », nous confiait-il entre deux scènes.
Face à ce personnage « en proie à la psychose de la possession », Marc Dugain aborde sous un autre angle le thème du pouvoir qui lui est cher.
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Le réalisateur dans l’actualité de cette rentrée littéraire avec son nouveau roman « La volonté » (Gallimard) à paraître le 19 août, dévoilera « Eugénie Grandet » sur les écrans le 29 septembre. Il ne reste plus qu’à attendre la date de l’avant-première au Mans.