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Changé. Une fête des morts pas comme les autres... |
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Pauline Plesssis et ses élèves expliquent la philosophie de la fête mexicaine DÃa de Muertos. © Le Maine Libre
Sous la houlette de Pauline Plessis, professeure d’espagnol, seize élèves de troisièmes inscrits en option langue et culture européenne ont présenté une exposition sur la fête mexicaine DÃa de Muertos, célébrée les 1er et 2 novembre. Cette fête, équivalente à la Toussaint en France, a permis aux collégiens de comparer deux traditions autour du souvenir des défunts.
« Le DÃa de Muertos est une fête joyeuse et colorée », explique Pauline Plessis. « Cela n’enlève rien à la douleur de la perte d’un proche, mais c’est une manière de garder vivante l’âme du défunt et de respecter les croyances. » La professeure évoque des coutumes mexicaines surprenantes : « Dans certains villages, les tombes sont ouvertes, les squelettes nettoyés. Le défunt doit conserver sa dignité. » Et de raconter un échange marquant : « Une Mexicaine me disait qu’elle ne comprenait pas que, chez nous, nous ne veillions pas nos morts. Là -bas, la musique et la fête se mêlent au recueillement. »
Dans le hall du collège, un autel coloré dédié à l’artiste Frida Kahlo attire tous les regards. Ce choix symbolique permet d’illustrer la philosophie du DÃa de Muertos. « Dans chaque maison, on dresse un autel avec la photo du défunt, ses mets préférés et ce qui le caractérise. On y place des fleurs, des bougies, pour guider l’esprit vers la maison », expliquent les élèves avec enthousiasme. « Il y a beaucoup de fleurs et de couleurs. des bougies pour que le défunt retrouve le chemin de sa maison. Cela doit être gai sinon les défunts ne vont pas venir. » « On constate que ce style de fête commence à venir en France », observe Pauline Plessis.