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Changé. Oublié dans un tiroir, un trophée de basket remis avec 33 ans de retard... |
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Aux côtés d’Annie Charlot, les anciennes joueuses de l’équipe sénior de Changé arborent fièrement le trophée, gagné trente-trois ans plus tôt. © ANNIE CHARLOT
L’équipe féminine locale de basket-ball, vainqueure de la coupe de La Sarthe en 1992, s’est vue remettre son trophée, retrouvé dans un tiroir quelques décennies plus tard.
C’est en cherchant un livre, qu’Annie Charlot, professeure d’histoire à la retraite à Changé, a retrouvé un morceau d’histoire. Un trophée, endormi depuis 1992, au fond d’un tiroir.  Mon mari, Bernard Charlot, était le coach de l’équipe féminine de basket sénior à l’époque
, se souvient l’épouse de l’entraîneur défunt. Ce trophée lui avait été remis.Â
La troisième était la bonne !
En 1992, le Basket-ball club changéen (BBCC), créé en 1977, a une équipe féminine sénior, évoluant en championnat départemental et qui, depuis quelques années, cherche à gagner la coupe de la Sarthe. Après deux défaites consécutives,  la troisième était la bonne !Â
titrait le journal Ouest-France du 27Â avril 1992. Â Plus rapides, plus grandes et meilleures techniquementÂ
, la veille, les filles emmenées par leur capitaine Frédérique Bobet, l’emporte en finale contre Sillé-le-Philippe, 75 à 39.  Dans une ambiance très chaude, les Changéennes ont enfin décroché ce après quoi elles courraient depuis trois ans
, écrit le journaliste à l’époque.Les deux dernières éditions de cette coupe de la Sarthe avaient vu les protégées de Bernard Charlot échouer en finale.Â
« On était vraiment une équipe de copines »
Le temps a passé mais les anciennes basketteuses se retrouvent toujours deux fois par an pour partager un moment de convivialité. En souvenir de cette belle époque, elles se surnomment, elles-mêmes, les « vieilles gloires ».
Conviée à l’un de ces dîners, Annie Charlot les a rejoints samedi 22 novembre, en apportant discrètement le précieux sésame.  Je l’ai remis officiellement à leur capitaine Frédérique, avec trente-trois ans de retard
, glisse cette dernière.Frédérique en a presque pleuré, tellement elle était émue.Â
 Je ne m’y attendais pas, j’ai tout de suite pensé à Bernard. On a passé tellement de temps avec lui
, s’émeut Frédérique Bobet.On était vraiment une équipe de copines, on s’est connues grâce au BBCC. Il y avait une ambiance, une camaraderie que Bernard a contribué à créer. Le basket comptait vraiment pour nous toutes, on y venait pour s’y retrouver.Â
À l’image du trophée, le temps ne semble pas avoir affecté les émotions de cette équipe de copines, et encore moins le souvenir impérissable de leur regretté entraîneur.