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Changé. Ordures ménagères : améliorer le ramassage... |
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Plus de 25 habitants du territoire du Sud-Est Manceau ont été écoutés et des propositions ont été évoquées. © Le Maine Libre
Face aux difficultés rencontrées depuis la réduction du ramassage des ordures ménagères, une réunion publique s’est tenue samedi à Changé en présence des élus de la communauté de communes du Sud-Est Manceau. Objectif : écouter les habitants et envisager des pistes d’amélioration.
Cette réunion fait suite à une pétition lancée par une habitante de Changé, Cécile Minaud, soutenue par le Collectif Vert. Une première rencontre avait eu lieu en octobre (notre édition du 11 novembre). Les habitants y avaient évoqué les désagréments du nouveau rythme de collecte : odeurs, présence d’asticots, augmentation du volume de déchets à conserver chez soi. Une première réponse avait été apportée : un retour au ramassage hebdomadaire n’est pas envisageable, son coût étant estimé à 80 000 €.
Le problème des couches
Nicolas Rouanet, président de la communauté de communes, est revenu sur le contexte global, marqué par la hausse de la TGAP (taxe générale sur les activités polluantes). Les élus reconnaissent les désagréments quotidiens, même si certains constats sont encourageants : « Nous avons moins de déchets qu’il y a un an ». Pour autant, plusieurs habitants ont fait savoir que les promesses de départ ne sont pas tenues, notamment sur le ramassage des sacs au sol. « Il concerne les habitations à 500 mètres de la voie publique «.
La question des couches, qu’il s’agisse des jeunes enfants ou des personnes âgées, a été abordée. « Des assistantes maternelles rendent les couches usagées aux parents pour ne pas augmenter leur propre volume de déchets ». « C’est sur un temps donné », a répondu un élu. Une réponse qui n’a pas convaincu.
Les élus se sont engagés à étudier des propositions : installation de bacs pour les biodéchets en déchetterie en période estivale et en fin d’année. Une astuce a été proposée : déposer un carton au fond des poubelles pour limiter les problèmes d’humidité. Denis Herraux a proposé des visites au centre de traitement ValorPôle, lors de quatre visites. Il est possible de demander un bac plus grand auprès de l’hôtel communautaire de Parigné-l’Évêque.
Le contrat actuel de collecte court encore pendant trois ans, laissant le temps d’apporter des correctifs. « Les prochains élus auront peut-être une autre direction », a glissé un élu.